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Rencontre avec Lyasid Hammoud, nouveau Directeur général des services adjoint

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Résumé
Description
 Arrivé le 18 mai dernier, Lyasid Hammoud est le nouveau Directeur général des services adjoint. Juriste de formation, son parcours l’a conduit d’abord chez France Telecom, puis à l’INRIA et enfin au CNRS. Il a couvert de nombreux champs de l’action administrative, du juridique aux affaires financières, des RH à la valorisation et aux partenariats. Entre NouS l’a rencontré.
Entre NouS : Quelles sont vos premières impressions tout juste 2 semaines après votre arrivée à l’École ?
Lyasid Hammoud : Après 13 ans au siège du CNRS, riches en expériences, j’ai souhaité me retrouver « sur le terrain » dans une grande proximité avec les gens. Deux mots me viennent à l’esprit : artisanat et excellence. On est dans une grande école de petite taille, qui a la capacité à être en pointe en matière de recherche et de formation, tout en étant dans une organisation à taille humaine, où l’on peut faire les choses « à façon ».
J’ajouterais volontiers un 3e mot : l’ouverture. L’École est un lieu d’ouverture, bien sûr avec la présence d’étudiants, mais aussi avec du public et des interactions nombreuses avec l’extérieur. J’ai été bien accueilli, par des gens impliqués, ayant envie d’avancer. Bien sûr, je n’ai pas eu le temps de voir tout le monde mais j’ai prévu de faire progressivement le tour des labos, des départements, des unités opérationnelles et des services pour mieux connaître et comprendre les métiers et les fonctionnements de l’École.
Et puis, il y a le jardin ! C’est l’âme du lieu, je trouve. Avec des locaux très modernes à Descartes, et qui doivent le redevenir à Monod. C’est bien que le Plan Campus passe bientôt par là !
EN : Qu’est-ce qui vous « change » le plus par rapport à vos expériences précédentes ?
LH: Deux points essentiels : en premier lieu, la présence des étudiants, qui me ravit ; en second lieu, la grande proximité qui existe dans les relations et la façon de travailler ici.
EN : pourquoi votre choix de l’ENS de Lyon ?
LH : Les ENS symbolisent une forme d’excellence et un côté pionnier qui sont très attractifs. Ensuite, Lyon que je ne connais pas mais qui me paraît être également un endroit de pointe, très central et ouvert sur la culture.
EN : Quelles sont vos missions ?
LH : Je rejoins l’ENS de Lyon pour poursuivre et renforcer le travail de modernisation entamé depuis 2010. Il y a un nouveau gros chantier en cours, c’est la mise en place de la réforme GBCP (NDLR : Gestion budgétaire et comptable publique). Derrière la technicité du sigle, l’objectif est de mieux piloter la dépense publique, en intégrant une logique pluri-annuelle. C’est un challenge pour tous les acteurs publics, car les enjeux sont importants et le délai serré. Nous savons que cela mobilise beaucoup de personnes pour créer un outil de gestion qui corresponde aux attentes, mais aussi pour l’utiliser dans l’esprit de la réforme. Car derrière la mise en œuvre d’une nouvelle procédure, ce qui importe ici est qu’au final cette réforme aboutisse à plus d’intelligence et de simplicité dans les décisions et procédures budgétaires et comptables. Au-delà de ce grand pas à franchir, je m’appliquerai à mettre en œuvre des petits pas qui améliorent le quotidien des chercheurs et des personnels de l’École dans l’exercice de leurs missions. Je pense par exemple à une demande forte des labos de disposer d’une carte corporate pour leurs déplacements à l’étranger notamment.
EN : Comment vous inscrivez-vous dans l’organisation de l’ENS de Lyon ?
LH : Mes missions sont transversales. En lien étroit avec la gouvernance de l’École, et plus précisément Jean-Luc Argentier, je vais m’appuyer sur l’ensemble des services et travailler pour le compte de l’ensemble des publics de l’École, au premier rang desquels les enseignants-chercheurs, les personnels et bien sûr les étudiants, car ce sont les bénéficiaires finaux de l’administration de l’École. J’ajoute qu’à l’instar de la GBCP, je pense que les fonctionnements publics doivent encourager la responsabilité des acteurs et pour cela être précédés d’une confiance qu’on leur accorde. C’est comme ça que j’aime travailler.
EN : Un signe particulier ?
LH : Sans hésiter, je me définis comme une personne très pragmatique. Je pense que mon rôle consiste à mettre en œuvre des solutions réalistes pour répondre aux besoins d’une organisation et de ses acteurs, en étant au service de leurs missions. Pour moi, le travail accompli se mesure au service qu’il apporte. Dans mes fonctions, bien travailler se voit lorsque cela change quelque chose concrètement et positivement. Mes origines doublement terriennes n’y sont sans doute pas pour rien : j’aime la terre et le bois, comme mon père et mon grand-père. Et je peux vous dire que passer un mois en Kabylie dans les champs d’oliviers a le don de vous remettre la tête à l’endroit si jamais il vous arrive de perdre votre bon sens.
EN : Et quand vous n’êtes pas DGS adjoint, que faites-vous ?
LH : Je joue au foot. Je ne dirais pas que je ne suis venu que pour Gerland, mais c’est un plus !