Liens transverses ENS de Lyon

Actualité de l'ENS de Lyon

MT180 : nos doctorants en compétition

Image absente
Actualité

Résumé

Concours national "Ma thèse en 180 secondes"

Description

Portrait des 3 doctorants de l'ENS de Lyon sélectionnés pour la finale régionale.

Le 15 mai prochain aura lieu la finale régionale du concours Ma Thèse en 180 secondes (MT180). Parmi les 16 finalistes sélectionnés, 3 préparent actuellement leur thèse à l'ENS de Lyon. Petit tour d'horizon de leur parcours, leurs travaux et leurs projets futurs.
Thibaut Deschamps, CIRI
"Rôle de l’interaction entre la protéine virale EBNA1 et le facteur cellulaire EBP3 dans le maintien de l’épisome viral du virus d’Epstein Barr"
C’est à la fin de son master en virologie fondamentale à l’UPMC que Thibaut est entré au sein de l’équipe d’Evelyne Manet du CIRI pour  réaliser sa thèse, qu’il soutiendra en juin 2015, avant de partir à l’étranger pour son post-doctorat. Ses travaux portent sur les mécanismes moléculaires responsables de l’ancrage du génome du virus Epstein Barr lors de la mitose aux chromosomes.
Curieux et passionné par les sciences, la recherche s’est imposée à lui comme une évidence depuis longtemps. Quant à la virologie, il s’agit d’un domaine surprenant : « Les mécanismes développés par ces entités pour persister sont incroyables. Autant de capacités dans une si petite chose, c’est fascinant ! ».
Avec le concours MT180, l’enjeu est de réussir à éveiller la curiosité du public, en travaillant sur la simplification des concepts, le choix des mots, la concision… Pour Thibaut, l’intérêt du concours est d’ouvrir la science au grand public. C’est également l’acquisition de nouvelles compétences (gestion du stress, découverte de soi…) et des rencontres enrichissantes avec d’autres doctorants travaillant sur des sujets très variés.
Bastien Laperrousaz, LJC
"Rôle du microenvironnement dans le maintien et la résistance des Cellules Souches Cancéreuses"
Après des études en biologie à l’Université de Grenoble et l’Université Claude Bernard Lyon 1, il a intégré l’ENS de Lyon pour poursuivre une thèse sur un projet collaboratif entre le laboratoire de physique de l’École et le Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon, sous la co-direction des Dr Françoise Argoul (ENS de Lyon) et Véronique Maguer-Satta (CRCL Lyon).
Son projet vise à mieux comprendre le dialogue entre les cellules souches cancéreuses et leur microenvironnement, ainsi que leur implication dans le phénotype tumoral et les rechutes de la maladie. Une approche transdisciplinaire originale devrait permettre de comprendre comment la cellule souche cancéreuse va réagir aux contraintes mécaniques exercées par son environnement.
Pour Bastien, le concours MT180 est un excellent exercice de vulgarisation, et donc de valorisation de son travail. Et le défi à relever est de taille : 3 minutes pour expliquer de la manière la plus simple et efficace qui soit des concepts théoriques à un public de non-initiés.
Prochaines étapes : la soutenance de sa thèse, puis un post-doctorat et une carrière dans la recherche en cancérologie. Un choix de vie qui s’est dessiné au fur-et-à-mesure de ses rencontres avec des enseignants-chercheurs qui ont su lui transmettre leur passion.
Emmanuel Pasco-Viel, IGFL
"Evolution de la denture pharyngienne des Cypriniformes"
Intéressé depuis toujours par la biologie, Emmanuel a suivi un parcours "classique" (Bac S, classe préparatoire BCPST), avant d’intégrer l’ENS de Lyon. Une fois sa thèse soutenue (décembre 2013), il a intégré le master Admire.
Son sujet de thèse porte sur la diversité des dents "pharyngiennes", qui ont la particularité de se trouver sur un os du pharynx et non dans la bouche, dans la famille du poisson rouge (Cyprinidés) qui compte plusieurs milliers d'espèces. Pour cela, il utilise la microtomographie (scan aux rayons X en 3D) qui permet de reconstruire une image virtuelle du squelette. Un choix qui est le fruit d'un premier stage de Master 1 avec Vincent Laudet, directeur de l’IGFL.
Le goût du challenge et un intérêt particulier pour la vulgarisation l’ont poussé à participer à MT180. Son atout : un sujet relativement facile à expliquer et un véritable travail sur la mise en forme : humour, gestuelle…
Et pour le futur ? Une chose est sûre, ce ne sont pas les idées qui lui manquent : travailler dans la recherche, l'enseignement ou l'administration de la recherche. Le concours MT180 serait également une opportunité pour évoluer dans le domaine de la médiation scientifique.