Actualité de l'ENS de Lyon

Hugo Aguilaniu, biologiste à l'IGFL

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Portrait
Résumé

Lauréat ERC 2014

Description

Décrypter les secrets de la longévité

Vivre plus longtemps est l’un des défis qui fascine l’espèce humaine depuis la nuit des temps. Ce sujet est au coeur des travaux d’Hugo Aguilaniu, directeur de recherche CNRS à Lyon. Le biologiste qui s'est vu décerner la médaille de bronze du CNRS en 2015, a intégré l'ENS de Lyon en 2008, d'abord au Laboratoire de biologie moléculaire de la cellule (LBMC) puis à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL) en mars dernier.
L’hypothèse du chercheur est la suivante : "Et si les processus régissant la durée de vie d’un individu étaient avant tout motivés par la nécessité d’assurer sa descendance ?". Avec ce scénario, les individus confrontés à une pénurie de nourriture vont avoir plus de chance d’assurer leur descendance s’ils peuvent limiter temporairement leur fertilité, avoir une vie plus longue et attendre des conditions plus propices pour se reproduire. Cette hypothèse est intéressante car elle s’articulerait bien avec l’histoire du vivant : une histoire rythmée de pénuries alimentaires sévères. D’ailleurs, elle se vérifie déjà en partie : pour la plupart des espèces, des levures aux chimpanzés, les individus soumis à une pénurie alimentaire "supportable" vivent plus longtemps et souffrent moins de maladies liées au vieillissement.
Lors de l'édition 2014 de la Fête de la Science à l'ENS de Lyon, Hugo avait donné une conférence grand public sur ses travaux, en amphi Mérieux.
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Reportage texte/photo : CNRS-DR7, Sébastien Buthion et Vanessa Cusimano

Cursus


Hugo Aguilaniu soutient une thèse à l’Université de Göteborg (Suède) sur l’oxydation protéique au cours du vieillissement chez la levure, sous la direction de Thomas Nyström. Il occupe ensuite un post-doc sur la restriction calorique au Salk Institute à La Jolla (San Diego, USA) dans l’équipe d’Andrew Dillin.
En 2006 il entre au CNRS comme chargé de recherche à l’Institut de biochimie et génétique cellulaire (IBGC, Bordeaux). En 2007, il crée sa propre équipe au sein du Laboratoire de biologie moléculaire de la cellule (LBMC), à l'ENS de Lyon. En avril 2015 son équipe est intégrée à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL).
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