Actualité de l'ENS de Lyon

L’origine inattendue du parfum de la rose

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Résumé

Publication du RDP dans Science

Description

Extraction de pétales de rose. Photo © Alexis Chéziere, Université Jean Monnet Saint-Etienne
La publication fait la une de la revue américaine Science. Les composés majeurs du parfum des roses sont produits par une voie de synthèse originale qui n’avait jusqu’à présent jamais été décrite chez les plantes. Ces résultats sont le fruit d'un travail collectif de recherche réalisé conjointement par des équipes du laboratoire Recherche et développement des plantes (RDP) de l'ENS de Lyon, en collaboration avec l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, des Universités de Strasbourg et de Lyon et du CNRS (Voir encadré). Publiés dans Science le 3 juillet 2015, ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives notamment pour la sélection des rosiers. (...)
La rose est la fleur la plus vendue au monde. Composé de centaines de molécules odorantes, son parfum est utilisé depuis l’antiquité par les industries des parfums et de la cosmétique. L’odeur typique de rose est attribuée principalement aux molécules de la famille des monoterpènes, en particulier le géraniol. (Pour en savoir plus, lire l'intégralité du communiqué de presse téléchargeable via l'encadré ci-contre)
Rose odorante © Jean-Claude CaissardA terme, ces résultats devraient permettre de comprendre quelle est l’origine du parfum de la rose, et en particulier de savoir si la fonction spécifique de RhNUDX1 est apparue au cours de la domestication de cette plante ou de manière plus ancienne au cours de l’évolution (...). La découverte de ce gène permet d’envisager la possibilité de l’utiliser comme marqueur durant la sélection des rosiers, de manière à pouvoir, dans un avenir proche, acheter chez le fleuriste des bouquets de roses parfumées, à coup sûr !  Rose odorante- © Jean-Claude Caissard
Référence : Biosynthesis of monoterpene scent compounds in roses. Jean-Louis Magnard, Aymeric Roccia, Jean-Claude Caissard, Philippe Vergne, Pulu Sun, Romain Hecquet, Annick Dubois, Laurence Hibrand-Saint Oyant, Frédéric Jullien, Florence Nicolè, Olivier Raymond, Stéphanie Huguet, Raymonde Baltenweck, Sophie Meyer, Patricia Claudel, Julien Jeauffre, Michel Rohmer, Fabrice Foucher, Philippe Hugueney, Mohammed Bendahmane et Sylvie Baudino, Science, 3 juillet 2015

Une recherche collective

Plusieurs équipes de recherche françaises sont impliquées dans ces travaux :
- le Laboratoire de biotechnologies végétales appliquées aux plantes aromatiques et médicinales (Université Jean Monnet, Université de Lyon) à Saint-Etienne,
- le laboratoire Reproduction et développement des plantes RDP (Inra, CNRS, ENS Lyon et UCB) à Lyon, et notamment l'équipe "Morphogénèse florale" dirigée par Mohammed Bendahmane
- l’unité Santé de la vigne et qualité du vin (Inra, Université de Strasbourg),
- l’Institut de recherche en horticulture et semences (Inra, Agrocampus Ouest, Université d’Angers),
- l’Institut de Chimie de Strasbourg (CNRS, Université de Strasbourg).

À télécharger


Communiqué de presse du 3 juillet 2015. INRA, CNRS, ENS de Lyon, Université de Strasbourg, Université Jean Monnet de Saint-Etienne et Université Claude Bernard Lyon 1.
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