Actualité de l'ENS de Lyon

Des bactéries pour lutter contre la sous-nutrition

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Résumé

Publication IGFL dans Cell Host and Microbe

Description

Représentation artistique de jeunes larves de drosophile en sous-nutrition chronique ©Berra Erkosar
En cas de sous-nutrition chronique, des bactéries commensales[1], notamment des lactobacilles, favorisent la croissance de leur hôte en stimulant directement l'expression et l'activité d'enzymes digestives. Ce phénomène, décrypté par des chercheurs de l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL - CNRS/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS de Lyon) à l'aide du modèle de la drosophile, se traduit par une meilleure assimilation des nutriments et donc une meilleure efficacité nutritionnelle malgré un état de sous-nutrition. En allant plus loin, les chercheurs ont montré que lors d'infections par des bactéries pathogènes, ce processus d'optimisation nutritionnelle est altéré, aggravant ainsi le phénomène de sous-nutrition.
Ces résultats, publiés dans Cell Host and Microbe le 1er octobre, mettent en lumière le rôle central de l'environnement bactérien dans la réponse physiologique à la sous-nutrition. Ils permettent également d'envisager des études visant à tester de nouveaux types de traitements à base de souches de lactobacilles pour lutter contre la sous-nutrition infantile.
[1] Ensemble de micro-organismes vivant en association avec un organisme multicellulaire sans lui porter préjudice. Il s’agit notamment de la flore instestinale.
Références : Pathogen Virulence Impedes Mutualist-Mediated Enhancement of Host Juvenile Growth via Inhibition of Protein Digestion. Berra Erkosar, Gilles Storelli, Mélanie Mitchell, Loan Bozonnet, Noémie Bozonnet, François Leulier. Cell Host and Microbe, 1er octobre 2015.

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