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Stratification sociale : la preuve par les big data

Publication LIP-IXXI-inria
Publié le : 16 janvier 2017
Pyramid_of_Capitalist_System_web.jpg De l'inégale répartition des richesses et de l’homophilie sociale (qui se rassemble s'assemble) résulte une dynamique dans laquelle les connexions entre personnes de même statut socio-économique sont plus importantes que celles entre personnes de statut différent, produisant une stratification de la société. Si cette théorie n’est pas nouvelle, une équipe de chercheurs en informatique de l'ENS de Lyon (LIP, Inria, CNRS, IXXI, Lyon 1) a pu la vérifier et la quantifier à un niveau inédit en analysant un ensemble de données relevant du « big data ». Les conclusions de ces travaux de recherche viennent d'être publiés dans Royal Society Interface et mettent en évidence la stratification sociale et l’existence de « rich clubs » à partir de l’analyse de données téléphoniques et économiques (relevés bancaires). Ces données combinent simultanément le réseau social des individus et leur capacités économiques, et ce pour des millions d’individus à l’échelle d’un pays. Ces faits étaient jusque-là testés sur des petites données.

Ainsi, nous mettons en évidence que les personnes appartenant à une même classe sociale vivent plus près les unes des autres et que le temps de transport journalier est d’autant plus important que les individus ont des revenus élevés. Nous observons  également l’existence, dans les couches sociales les plus élevées, de « rich clubs » fortement interconnectés. Enfin, nous mettons en lumière non seulement l’inégale répartition des richesses, mais également celle des dettes et démontrons que les liens entre les individus dessinent une structure sociale hautement stratifiée dans laquelle prévalent les corrélations socio-économiques endogènes. En associant à des études qualitatives (géographiques et sociologiques) une approche quantitative et informatique (big data) nous avons pu faire la preuve, tout en la quantifiant, de la stratification sociale de la société.

Références : Socioeconomic correlations and stratification in social-communication networks, Yannick Leo, Eric Fleury, J. Ignacio Alvarez-Hamelin, Carlos Sarraute, Márton Karsai, Journal of the Royal Society Interface, December 14, 2016.DOI: 10.1098/rsif.2016.0598


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Pôle Recherche
Les auteurs
- Eric Fleury, professeur à l'ENS de Lyon/Chaire Inria, IXXI, LIP, responsable de l'équipe DANTE
- Yannick Léo, docteur de l'ENS de Lyon, spécialiste des big data, Inria, LIP, IXXI
- J. Ignacio Alvarez-Hamelin, Facultad de Ingeniería, Buenos Aires Univerisidad, et CONCIET, Argentine
- Carlos Sarraute, Grandata Labs, Buenos Aires, Argentine
- Márton Karsai, Maitre de conférences ENS de Lyon/chaire Inria, équipe DANTE, IXXI, LIP
Aller plus loin
Retrouver sur inria.fr l'interview de Marton Karsai "Les sciences sociales évoluent de plus en plus vers une approche quantitative"

 
 
Mise à jour le 16 février 2017
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