Actualité

An ancient RAB5 governs the formation of additional vacuoles and cell shape in petunia petals

An ancient RAB5 governs the formation of additional vacuoles and cell shape in petunia petals

The evo-devo of the flower group is very happy to have contributed with our petunia mutagenenis platform to the great work of the Koes/ Quattrocchio lab (Amsterdam) on RAB5A function in petunia revealing its role in the formation of additional vacuoles and cell shape of petal conical cells.


Les pétunias monstres à la Fête de la science

Les pétunias monstres à la Fête de la science

Fete de la science ENS LYON

Rencontre avec des fleurs de Pétunia mutantes et monstrueuses !

Exhibition des mutants floraux de pétunia permettant d’expliquer le concept de gènes maitre de développement chez les plantes et les principes de la mutagenèse.

Public : 127 élèves (lycée) reparti en 13 groupes
Intervenants : Marie Monniaux, Quentin Cavallini-Speisser, Patrice Morel et Michiel Vandenbussche

Concept et design : Michiel Vandenbussche


Le Progrès : Performance ou robustesse ? Et si les plantes nous montraient la voie...

Le Progrès : Performance ou robustesse ? Et si les plantes nous montraient la voie...

"Un problème ? La nature a certainement déjà trouvé la solution… Depuis 4 milliards d’années, elle invente de multiples façons de vivre. L’humanité n’a cessé d’observer et d’imiter ses formes, de reproduire ses mécanismes en lui piquant ses astuces."

De la biologie à la philosophie. Olivier Hamant, chercheur de notre laboratoire et directeur de l’Institut Michel Serres, s’inspire du développement des plantes pour réfléchir à un autre mode de vie. Voir l’article dans Le Progrès :


Reproduction des plantes : le rôle élucidé d'une membrane indispensable dans le grain de pollen

Reproduction des plantes : le rôle élucidé d’une membrane indispensable dans le grain de pollen

Bien que le processus de reproduction des plantes à fleur ait été décrit il y a plus de 120 ans, de nombreux mystères restent encore à percer. Des scientifiques d’INRAE, de l’ENS de Lyon, du CNRS et de Limagrain1 ont caractérisé une nouvelle membrane dans le grain de pollen entourant les deux spermatozoïdes. Dans une publication parue le 29 juillet 2021 dans Journal of cell Biology, les scientifiques montrent que cette membrane est indispensable pour garantir l’intégrité de cellules reproductrices lors de leur voyage vers la fleur femelle, et former ainsi une graine viable. Ces graines fournissent la plupart de nos aliments à base de plantes et des aliments pour le bétail. Des connaissances fondamentales qui pourraient être mobilisées pour le développement de nouvelles variétés.

Bibliographie
Lipid anchoring and electrostatic interactions target NOT-LIKE-DAD to pollen endo-plasma membrane. L.M. Gilles, A.R.M. Calhau, V. La Padula, N.M.A. Jacquier, C. Lionnet, J.-P. Martinant, P.M. Rogowsky et T. Widiez. Journal of cell Biology, 29 juillet 2021.https://doi.org/10.1083/jcb.202010077


Life sciences : the formation of biological fractals

Life sciences : the formation of biological fractals

How is it that genetic changes have the impact they do on the shape, size and colour of plants, producing things such as broccoli, cauliflower or Romanesco ? This is something that researchers are only just beginning to understand. An international team led by Inria and the CNRS has shown new light on these phenomena through a combination of molecular biology, genetics and computer modelling. The results of their research were published in the prestigious journal Science.

"Disrupting a complex system and seeing if we can explain what happens as a result enables us to understand the system as a whole", explains Christophe Godin.

“Every advance made in modelling revealed shortcomings or weaknesses in our hypotheses”, explains François Parcy. “For example, I knew that the flower buds of plants such as cabbages and cauliflowers lost the activity of the floral genes and became stem buds, but I didn’t know why. Our model didn’t work until we were able to identify new regulations which stimulated the stem genes and caused this change in the nature of the buds.


Matthieu Platre, lauréat des grandes avancées françaises en biologie

Matthieu Platre, lauréat des grandes avancées françaises en biologie

L’Académie des sciences a organisé le mardi 22 juin 2021 une séance publique en distanciel pour récompenser douze jeunes chercheurs et chercheuses, auteurs d’avancées scientifiques majeures en biologie publiées en 2019, 2020 et 2021 dans des journaux de très haut niveau.

Les lauréats et lauréates ont reçu le prix Académie des sciences - Grandes Avancées Françaises en Biologie, prix doté par la Fondation Mergier Bourdeix. Introduits par leurs directeurs et directrices de recherche, les 12 récipiendaires ont présenté les travaux qui leur ont valu l’attribution du prix.

Parmi eux, Matthieu Platre qui a effectué sa thèse au Laboratoire Développement et reproduction des plantes sous la direction d’Yvon Jaillais.

À deux, il ont présenté un exposé – La perception de la gravité par la racine : de l’échelle macroscopique à nanométrique – qu’il est possible de visionner sur la chaîne YouTube de l’Académie des sciences.

Soulignons qu’Yvon Jaillais avait lui-même été lauréat 2007 des Grandes Avancées Françaises en Biologie.

Matthieu Platre est actuellement en post-doctorat en Californie, au Salk Institute de La Jolla - San Diego.


Cover of Nature Plants

Cover of Nature Plants

This cover of Nature Plants comes from the lab.


ERC Advanced Grant for Olivier Hamant

ERC Advanced Grant for Olivier Hamant

Le Conseil européen de la recherche (ERC) vient de communiquer la liste des bénéficiaires des bourses "Advanced". Ces bourses ERC permettent aux scientifiques de mener des projets en rupture ouvrant des voies innovantes dans leur champ disciplinaire. D’une durée de 5 ans, ces projets bénéficient chacun d’un budget maximum de 2,5 millions d’euros.

La France se classe en 3e position en accueillant 22 projets récompensés derrière l’Allemagne (40) et le Royaume-Uni (51). Deux projets lyonnais figurent parmi les 209 projets financés par l’ERC : l’un porté par un chercheur INRAE en biologie végétale et l’autre par un physicien, professeur de l’École normale supérieure de Lyon.

https://erc.europa.eu/news/erc-2020-advanced-grants-results

PROJET MUSIX

Multiscale mechanical signaling in plants (Rôle des signaux mécaniques chez les plantes)

Avec Olivier Hamant, directeur de recherche Inrae au laboratoire Reproduction et développement des plantes (RDP, ENS de Lyon / Université Claude Bernard Lyon 1 / Inrae / Inria / CNRS).

Au cours du développement, les organismes vivants changent de forme et donc aussi de structure. Les contraintes mécaniques associées affectent le comportement des cellules et donc le développement. Les plantes sont des systèmes idéaux pour étudier les implications de la perception des forces dans le développement car leur mécanique est plus simple : les cellules végétales sont soumises à une forte pression hydraulique, à laquelle résiste leur paroi. Dans ce projet, nous proposons une approche multi-échelle, qui prend en compte la structure et la dynamique moléculaire des éléments du squelette interne de la cellule, jusqu’à l’intégration des conflits mécaniques entre cellules voisines croissant à différentes vitesses. Notre objectif est de comprendre comment les cellules intègrent ces signaux mécaniques pour créer des organes végétaux à la forme reproductible. La principale avancée technique de MUSIX est l’introduction d’un nouveau système à haut débit pour cellules uniques dans lequel la paroi des cellules est remplacée par un cadre synthétique de géométrie, chimie et mécanique contrôlable. Ce travail a des implications importantes au-delà des sciences végétales, comme la signalisation cellulaire (comment les cellules perçoivent leur environnement), la perception du soi (comment les organes perçoivent et surveillent leur propre forme et croissance), la compensation (comment les organes gèrent les conflits mécaniques dérivés de la croissance) et la robustesse (comment les tissus gèrent les fluctuations de croissance).

Les bourses Advanced ERC

Le programme ERC (European Research Council) finance l’excellence scientifique à la frontière des connaissances. C’est un programme "scientifique blanc" dédié à la recherche exploratoire, dont l’unique critère de sélection est l’excellence scientifique.

Les bourses Advanced Grant doivent permettre à des scientifiques confirmés de proposer un sujet en rupture par rapport à leurs activités de recherche, tout en restant actifs au niveau scientifique. Elles sont ouvertes à tous les chercheurs confirmés, reconnus en tant que leaders d’exception et qui mènent un projet de recherche exploratoire. Les candidats doivent faire preuve d’un excellent track-record (titres et travaux) relevé au cours des dix dernières années de recherche. La durée de la bourse est de 5 ans et les critères de sélection sont l’excellence scientifique du projet et du chercheur qui le porte. Ce dernier doit faire preuve de son indépendance scientifique et de sa capacité à assumer la gestion de son projet.


HFSP awards 2021 at the RDP : How a single cell shapes a shoot

HFSP awards 2021 at the RDP : How a single cell shapes a shoot

Congratulations to Teva Vernoux and Yoan Coudert from the Hormonal Signaling team for their HFSP award 2021 ! Their project is about studying the contrôle of phyllotaxis in moss. The project is in collaboration with University of California, Davis ; JIC Norwich ; University of Duesseldorf.

Le Human Frontier Science Program (HFSP) encourage la collaboration internationale dans la recherche fondamentale axée sur l’élucidation des mécanismes sophistiqués et complexes des organismes vivants.
Le programme HFSP finance des projets collaboratifs internationaux (intercontinentaux de préférence) dans le domaine de la recherche fondamentale en science de la vie. Les projets financés devront développer des approches innovantes pour la compréhension des mécanismes complexes des organismes vivants. Les candidats devront développer de nouvelles lignes de recherche distinctes de leurs recherches en cours.
Cette année 2021, cinq français se sont démarqués pour ce prestigieux financement.
Parmi eux : Teva Vernoux et Yoan Coudert, chercheurs CNRS, de l’équipe « signalisation hormonale et développement » au Laboratoire reproduction et développement des plantes (RDP) à Lyon (CNRS/ENS Lyon/INRAE).

Le projet : Décrypter comment une seule cellule construit une tige végétale

La disposition régulière des feuilles le long des tiges, aussi appelée phyllotaxie, génère des motifs géométriques naturels remarquables et constitue un déterminant majeur de l’architecture des plantes. Les régularités mathématiques de la phyllotaxie fascinent et intriguent depuis longtemps. La phyllotaxie a d’abord évolué dans des plantes morphologiquement simples, comme les mousses. Cependant, les mécanismes de phyllotaxie ont surtout été étudiés chez les plantes à fleurs comme l’arabette, la tomate ou le maïs, dont l’origine évolutive est beaucoup plus récente. Ces études ont révélé des régulations complexes par des signaux biochimiques et physiques difficiles à étudier ensemble en raison de la complexité de la structure de la pointe des tiges où se forme les feuilles et des limitations technologiques. Contrairement aux plantes à fleurs où des dizaines de cellules sont impliquées dans la fabrication des feuilles, la phyllotaxie des mousses est déterminée à l’échelle d’une seule cellule. Chaque division de cette cellule située à la pointe des tiges produit directement une cellule à l’origine d’une feuille. Ainsi, la mousse fournit un modèle simple pour comprendre comment la géométrie d’une seule cellule (la cellule apicale) et de ses descendantes ainsi que les forces physiques et les signaux biochimiques que produisent ces cellules interagissent pour déterminer l’orientation des divisions de la cellule apicale et façonner la géométrie de la tige au fil du temps.

Pour aborder la question de l’émergence d’une phyllotaxie chez la mousse à l’échelle d’une cellule unique, une collaboration internationale entre Teva Vernoux et Yoan Coudert du laboratoire RDP localisé à l’ENS de Lyon (France), Siobhan Brady de l’Université de Californie à Davis (USA), Matias Zurbriggen de l’Université de Düsseldorf (Allemagne) et Richard Smith du John Innes Centre à Norwich (Royaume-Uni) va mettre en œuvre une approche interdisciplinaire unique combinant modélisation informatique prédictive, génétique du développement, imagerie optique et physique, transcriptomique « cellule unique » et optogénétique.

Ces approches ont pour but d’identifier les mécanismes qui permettent les changements dynamiques dans l’orientation des divisions d’une seule cellule pour générer une phyllotaxie spécifique et de les manipuler. Ce projet permettra de générer des informations clés sur l’évolution de la phyllotaxie et d’aider à comprendre la contribution de l’orientation des divisions cellulaires à la morphogenèse des plantes, qui reste globalement mal comprise.

Pour plus de détails à lire :
 site du CNRS
 site du HFSP