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Gwyneth INGRAM reçoit le Prix Foulon 2022 de l'Académie des Sciences

Gwyneth INGRAM reçoit le Prix Foulon 2022 de l’Académie des Sciences

Le prix Foulon 2022 est décerné à Gwyneth INGRAM.

Directrice de recherche CNRS du Laboratoire Reproduction et développement des plantes (CNRS/inrae/ENS de Lyon), Gwyneth Ingram étudie la communication inter-tissulaire qui coordonne le développement des organes reproductrices des plantes.

Son appproche intégrative et interdisciplinaire a révélé des dialogues moléculaires et physiques entre les différents tissus de ces structures complexes, et a démontré leur intérêt comme modèles pour disséquer les mécanismes clefs du développement végétal.


Le mécanisme du parachute des pissenlits décrypté

Le mécanisme du parachute des pissenlits décrypté

La façon dont la touffe de graines du pissenlit s’ouvre ou se ferme afin de voler a été modélisée dans un article paru dans Nature Communications auquel ont participé des chercheurs de notre laboratoire.

Voici l’article : https://www.nature.com/articles/s41467-022-30245-3


Alice Malivert, lauréate du Prix Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO 2022

Alice Malivert, lauréate du Prix Jeunes Talents France L’Oréal-UNESCO 2022

Félicitations à Alice Malivert, lauréate du Prix Jeunes Talents France 2022 - L’Oréal-UNESCO pour les femmes et la science.

Pour sa 16ème édition, la Fondation L’Oréal, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’UNESCO, a décerné le Prix Jeunes Talents Pour les Femmes et la Science France 2022 à 35 jeunes brillantes chercheuses.

Sélectionnée parmi 660 candidates, Alice Malivert est doctorante en sciences Biologiques au laboratoire Reproduction et Développement des Plantes (RDP).

« Mon rêve serait que l’on puisse nourrir l’humanité en dépit des conséquences du dérèglement climatique. »

Pour sa thèse en biophysique du développement végétal, Alice Malivert s’intéresse à la façon dont les plantes perçoivent les contraintes mécaniques. Pour ce faire, elle étudie le rôle d’une protéine dans l’intégrité mécanique des cellules végétales.

Titre de son projet : Mechano-eco-sensing : les plantes sentent l’eau par la mécanique.


Thomas Widiez reçoit le prix Limagrain

Thomas Widiez reçoit le prix Limagrain

Le prix Limagrain met à l’honneur le parcours de chercheurs français qui ont mené l’essentiel de leurs travaux au service de l’agriculture française.
Description

Le prix Limagrain, décerné chaque année par l’Académie d’Agriculture de France, récompense un parcours de chercheur français ou ayant mené l’essentiel de ses travaux au service de l’agriculture française, dont les travaux s’inscrivent dans des disciplines au service de l’activité de semencier, l’intelligence artificielle, la sélection, la qualité de la semence, la production de semences, etc...

Thomas Widiez, Directeur de recherche INARE au laboratoire Reproduction et développement des plantes, a été récompensé pour ses travaux sur le développement de la graine et l’identification du gène responsable de l’induction d’embryons haploïdes chez le maïs.


5th LyMIC day the 22nd of November

5th LyMIC day the 22nd of November

Le 22 novembre, à l’amphithéâtre D2 du site Descartes de l’ENS de Lyon, aura lieux la 5éme journée scientifique du LyMIC (le regroupement des plateaux d’imagerie lyonnais PLATIM, CIQLE et CTµ) appellée

"Imaging the plant : challenges and adaptations".

En 2022, la journée (organisée par le PLATIM) sera centrée autour de l’imagerie et de la biophysique des plantes, aux défis qui ont amené au développement de méthodologies spécifiques à ces systèmes, ainsi qu’à l’application de ces techniques à d’autres domaines. Les interventions seront regroupées en 4 thèmes :
 optogénétique
 imagerie à haute résolution
 biophysique
 analyse d’image.
Toutes les interventions à part la dernière seront en langue anglaise. L’inscription est gratuite mais obligatoire, compte tenu du nombre de places limitées.

Le programme de la journée ainsi que le lien pour les inscriptions est ici.


Plant Computational Biology Workshop

Plant Computational Biology Workshop

August, 29 – September, 2nd 2022 at ENS Lyon, France, organised by the RDP and the Sainsbury Lab at Cambridge as a satellite meeting of the 10th International Plant Biomechanics Conference.

Invited speakers :
Kirsten Ten Tusscher (IBB, Utrecht, The Netherlands)
Jacques Dumais (University of Engineering and Sciences, Viña del Mar, Chile)
Richard Smith (JIC, Norwich, UK)
Philippe Andrey (IJPB, Versailles, France)
Daphne Ezer (Computational biology, University of York, UK)
Henrik Jönsson (SLCU, Cambridge, UK)
Marta Ibañes (UBICS, Barcelona, Spain)

See also : Retour sur le Plant Computational Biology Workshop


Un mécanisme ancien d'environ 500 millions d'années contrôle la forme des plantes

Un mécanisme ancien d’environ 500 millions d’années contrôle la forme des plantes

Chez les plantes, la position des branches est un déterminant majeur de la diversité des formes. Afin de comprendre comment celle-ci est régulée, les scientifiques ont comparé un mécanisme contrôlant la formation des branches chez deux groupes de plantes : les mousses, dont l’origine évolutive est très ancienne, et les plantes à fleurs, apparues plus récemment. Les résultats, publiés dans la revue Current Biology, montrent que dans les deux cas les branches se forment en réponse à un même signal, l’auxine, dont la synthèse est régulée par une voie génétique conservée et ancienne, apparue il y a au moins 500 millions d’années.

Un objectif de la biologie est de comprendre les mécanismes ayant permis l’émergence et la diversification des formes des organismes vivants au cours du temps. Chez les plantes, la capacité à ramifier, c’est à dire à produire de nouvelles branches, est un déterminant majeur de leur diversité. Autrement dit, l’agencement des branches le long des tiges permet de définir les différentes architectures végétales rencontrées sur la planète. A quelques exceptions près, toutes les espèces végétales recensées possèdent la capacité de former des branches pour coloniser leur environnement. Cependant, les processus en jeu restent encore mal compris. Pourquoi ? En partie, parce qu’ils ont surtout été étudiés chez les plantes à fleurs, un groupe de végétaux dont l’origine évolutive est relativement récente (150-200 millions d’années).

Depuis plus d’un siècle, les scientifiques ont notamment concentré leur attention sur un mécanisme important appelé « dominance apicale ». En quoi consiste-t-il ? Lors du développement des tiges, des bourgeons parfois microscopiques se forment à la base des feuilles mais ne grandissent pas, on dit qu’ils sont inhibés ou dormants. Cette inhibition est permise par la production d’une hormone, l’auxine, dans la pointe des tiges qui voyage vers les bourgeons et empêche leur croissance. On sait aussi que la dominance apicale peut être levée par l’ablation de la pointe des tiges, celle-ci aura pour effet de mettre fin à la production d’auxine et provoquer le développement des bourgeons. Dans la nature, ce mécanisme est essentiel à la survie des plantes car il leur permet de continuer à croître même si elles se font grignoter… Les bourgeons dormants constituent une réserve de branches prêtes à se développer si nécessaire.

Les mousses ont une origine évolutive ancienne qui remonte à environ 450-500 millions d’années, à l’époque où les plantes ont colonisé la terre ferme. On peut en quelque sorte les voir comme les reliques des premières plantes terrestres. Malgré cette différence d’âge, les mousses possèdent aussi la capacité de se ramifier.

Afin de comprendre si plantes à fleurs et mousses partagent d’autres points communs, les scientifiques ont étudié le contrôle de la dominance apicale chez la mousse Physcomitrium patens. A l’aide d’outils comme la transcriptomique et la transgenèse, ils ont mis en évidence que les gènes contrôlant la synthèse d’auxine étaient actifs à la pointe des tiges de mousses. En supprimant l’activité de ces gènes, réduisant ainsi la production d’auxine, ils ont observé que les mousses produisaient plus de branches, exactement comme on l’avait observé chez les plantes à fleurs.

Ce résultat montre qu’un même mécanisme, impliquant la production d’auxine dans la pointe des tiges, est à l’œuvre chez deux grands groupes de plantes pour contrôler le développement des branches et donc leur architecture. D’un point de vue évolutif, cela suggère aussi que ce mécanisme pourrait avoir été hérité de l’ancêtre commun que mousses et plantes à fleurs ont partagé il y a environ 500 millions d’années au moment de l’apparition des plantes sur Terre.

Source : https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/un-mecanisme-ancien-denviron-500-millions-dannees-controle-la-forme-des-plantes


Nouveaux résultats concernant l'identité de la membrane plasmique

Nouveaux résultats concernant l’identité de la membrane plasmique

Dans un article publié dans la revue eLife, les scientifiques montrent que la répartition intracellulaire d’un lipide impliqué dans la signalisation cellulaire est régulée par une enzyme spécifique des plantes nommée SAC9.

Chaque cellule est définie par la barrière sélective qui constitue sa frontière vis-à-vis de son environnement : la membrane plasmique. Pour le bon fonctionnement de la cellule, la membrane plasmique échange constamment des lipides et des protéines avec les membranes des compartiments du système membranaire interne par divers mécanismes de transport. Les scientifiques ont analysé comment l’homéostasie du lipide anionique PI(4,5)P2, une des signature de la membrane plasmique, est assurée malgré les échanges de membranes. Ils ont montré que la répartition intracellulaire de ce lipide est régulée par une enzyme spécifique des plantes nommée SAC9 qui est localisée au voisinage immédiat de la membrane plasmique et y confine ainsi son substrat. Cette enzyme interagit et colocalise avec certaines protéines impliquées dans l’échange de matière entre la membrane plasmique et le système membranaire interne. Puisque la dynamique de l’internalisation au niveau de la membrane plasmique est perturbée en l’absence de SAC9, les scientifiques proposent que SAC9 fasse partie des premières étapes de la voie de trafic endocytaire, soulignant son rôle dans le maintien de l’identité de la membrane plasmique.


Un livre de sciences tous publics par Yoan Coudert

Un livre de sciences tous publics par Yoan Coudert

La Fabrique des Plantes

Au travers d’expériences scientifiques, et accompagné de la gourmande et pétillante Samara, un chercheur en biologie, spécialiste des plantes, vous plonge dans l’intimité de son jardin presque ordinaire. Une immersion dans un lieu familier, car cela pourrait être chez vous, et pourtant méconnu, car il possède de nombreux secrets bien gardés. Posez un nouveau regard sur les plantes qui vous entourent pour mieux comprendre le fonctionnement de ces êtres fascinants... Une préface de Francis Hallé.