D'après une communication du CNRS en date du 16 septembre 2026. À partir d'une publication scientifique parue dans Nature et à laquelle a contribué le CIRI : « Insights into longevity and virus-driven adaptation from Myotis bat genomes ». Crédit vignette : © Elise Lauterbur et Genavieve Gray-Sandoval, Univ. Arizona, partenaires de l'IRP RAPIDvBAT du CNRS.
Comment expliquer la longévité exceptionnelle de certaines chauves-souris et leur capacité à faire face aux infections virales ? En comparant les génomes complets de huit espèces proches de Myotis et en étudiant leur immunité et leurs cellules, des scientifiques mettent en évidence les mécanismes à l’origine de ces adaptations et montrent un lien entre les protéines qui interagissent avec les virus et les voies biologiques associées à la longévité. Des résultats publiés dans Nature.
Les chauves-souris du genre Myotis présentent deux caractéristiques qui intriguent particulièrement les biologistes. Certaines espèces peuvent vivre jusqu’à 42 ans, une longévité exceptionnelle pour des mammifères de cette taille, tandis que d’autres espèces ne vivent que quelques années. Elles possèdent également des systèmes de défense leur permettant de tolérer ou de combattre différents virus pathogènes sans nécessairement développer de symptômes graves.
Pour rechercher les bases génétiques de ces propriétés, une collaboration internationale menée dans le cadre du Projet de recherche international du CNRS RAPIDvBAT a permis aux scientifiques de séquencer et de comparer les génomes complets de huit espèces proches de Myotis. Des lignées cellulaires ont également été développées afin de tester expérimentalement certains des mécanismes révélés par les analyses génomiques.
Des adaptations différentes face aux virus à ADN et à ARN
Les résultats montrent tout d’abord que l’évolution n’a pas emprunté les mêmes voies selon le type de virus. Pour les virus à ADN, comme les herpèsvirus, les protéines de chauves-souris qui interagissent avec les protéines virales portent fréquemment les traces d’une sélection positive : au fil des générations, certaines modifications génétiques avantageuses ont été favorisées par la sélection naturelle.
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Référence
Vazquez, J.M., Lauterbur, M.E., Mottaghinia, S. et al. Insights into longevity and virus-driven adaptation from Myotis bat genomes. Nature (2026). DOI : https://doi.org/10.1038/s41586-026-10932-7
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