D'après une communication du CNRS en date du 12 août 2026. À partir d'une publication scientifique parue dans PLOS Biology et à laquelle a contribué François Leulier, chercheur CNRS à l'Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL) CNRS / ENS de Lyon / Université de Lyon : « A nutrient-sensitive enterokine coordinates developmental plasticity through inter-organ signaling ». Vignette : Cellules Lst+ chez les larves de drosophiles © Longwei Bai
La croissance des jeunes animaux dépend étroitement de la disponibilité des nutriments. Dans un article publié dans PLOS Biology, des scientifiques montrent, chez la drosophile, que l'intestin joue un rôle hormonal inattendu en détectant les carences en acides aminés et en ralentissant le développement grâce à un peptide appelé Limostatin. Cette découverte d'une nouvelle hormone révèle une logique inédite de communication entre organes et ouvre de nouvelles pistes pour comprendre la régulation de l'axe IGF chez les mammifères.
Une hormone intestinale qui adapte la croissance aux ressources disponibles
La croissance et le développement des jeunes organismes sont étroitement conditionnés par leur environnement nutritionnel. Lorsque les ressources alimentaires deviennent limitées, en particulier les acides aminés apportés par les protéines, les animaux ralentissent leur croissance et retardent leur maturation. Cette plasticité développementale constitue une stratégie adaptative essentielle pour préserver la survie jusqu’à l’âge adulte, mais les mécanismes endocrines permettant de traduire l’état nutritionnel de l’organisme en décision de croissance restent encore largement incompris.
Pour les décrypter, des scientifiques, dans une étude publiée dans la revue PLOS Biology, ont utilisé la drosophile, un organisme modèle dont les principales voies hormonales régulant la croissance, notamment les voies insuline/IGF et TOR, sont largement conservées au cours de l'évolution. En étudiant des larves soumises à une restriction en acides aminés, ils ont mis en évidence un nouveau mécanisme endocrinien qui permet à l'organisme d'ajuster son développement aux ressources nutritionnelles disponibles.
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Référence
Bai L, Montagne J, Ramos CI, Leulier F. « A nutrient-sensitive enterokine coordinates developmental plasticity through inter-organ signaling ». PLoS Biol. 2026 Aug 11;24(8):e3003911. DOI : 10.1371/journal.pbio.3003911
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