Mme Donna GRACE AVOME NDOUTOUME du laboratoire IHRIM, sous la direction de M. LAERKE
Résumé de la thèse
En prenant pour guide Descartes et Spinoza, cette recherche se propose d'interroger à nouveau frais la notion d'identité, en montrant son rapport au corps et aux affects. L’étude de l’identité humaine soulève un problème central concernant la relation entre le corps et l’esprit. Du point de vue cartésien, le corps est considéré comme un élément distinct de l’esprit, ce qui soulève la question de la capacité du corps à forger une identité unique, comme le suggère la formule spinoziste « nul ne sait ce que peut le corps ». L’analyse des techniques corporelles, des marques visibles telles que la scarification ou le style vestimentaire, ainsi que des signes linguistiques, met en lumière la dimension performative et sociale de la singularité corporelle. En opposition, la pensée spinoziste envisage le corps et l’esprit comme une seule et même réalité. Le problème consiste donc à déterminer si l’identité se construit principalement à partir des qualités physiques et affectives, ou si elle repose sur des constructions sociales et symboliques, et comment ces dimensions s’articulent pour former une identité à la fois personnelle et collective. En somme, il s’agit d’évaluer dans quelle mesure la conception de l’être humain doit dépasser la dichotomie corps/esprit pour intégrer une vision dynamique et plurielle de la subjectivité à partir des spécificités physiques, affectives, culturelles, sociales. Bien que prenant pour outils deux penseurs qui sont très souvent comparés, cette recherche ne s'inscrit pas dans une étude comparative, elle vise davantage une compréhension indépendante des textes des auteurs et leurs approches respectives du rapport que l’on peut établir entre identité corps et affect.
Gratuit
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