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Stylistique et grammaire de l'individuation

Date
Lundi 02 novembre 2026
Horaires

14h

Lieu(x)

D2.117

Intervenant(s)

Monsieur Nicolas LAURENT

Langue(s) des interventions
Description générale

Résumé de la thèse

Le mémoire inédit du dossier d’habilitation reprend à nouveaux frais l’analyse d’une construction que Nicolas LAURENT propose de nommer construction inverse (CI). 

La CI, illustrée par l’énoncé-titre « C’est une ville que le château de Grignan » (Mme de Sévigné), pose toutes sortes de difficultés, qui concernent notamment les rapports entretenus avec d’autres constructions en c’est (clivée, pseudo-clivée, disloquée en c’est) ainsi que les contraintes pesant sur sa réalisation (imposition d’un prédicat subjectif, rareté, voire absence, de certains constituants dans certaines positions, etc.). Le mémoire explore, en synchronie et en diachronie – en s’attachant en particulier aux XVIIe et XVIIIe s. –, les propriétés de la CI, son expressivité, les sous-types attestés, que inverseur, et les faits de grammaticalisation en interrogation (qu’est-ce que (c’est que) + SN). La CI se caractérise par un double mouvement de prédication et de ciblage référentiel qui en fait un dispositif d’interrelation, voire de con-figuration valorisant des qualités phénoménales d’identité, d’opposition, de variation, etc. Son étude appelle aussi, en discours, une approche rhétorique et stylistique : Nicolas LAURENT essaie de montrer, selon cette perspective, l’importance de l’œuvre de Marivaux dans l’histoire des constructions en c’est. 

Le mémoire prend place dans un travail de recherche qui structure son activité de grammairien-stylisticien : l’exploration d’appariements formels et sémantiques (constructions en c’est, dénominations par nom propre et catégorisations, figures et configurations, etc.) invitant à une lecture détaillée et grammatisée des textes, l’orientation générale étant que le style n’est pas une « pratique » de la langue mais une « pensée » en acte au sujet de la langue. Cette « pensée » est produite par un processus d’individuation par lequel émergent, en discours, effets de formes et effets de sens.

Devant un jury composé de : 

  • Madame Delphine DENIS, professeure des universités
  • Monsieur Denis VIGIER, professeur des universités
  • Monsieur Olivier SOUTET, professeur des universités émérite
  • Monsieur Éric BORDAS, professeur des universités
  • Madame Anne CARLIER, professeure des universités
  • Madame Michelle LECOLLE, professeure des universités émérite

Gratuit

Mots clés