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LIF-4237 : Écrire le vivant au XXIe s.

Writing about life in the 21st century.

Mondes durables

Enseignant(s) :
  • Liouba Bischoff

Niveau

M1+M2

Discipline

Lettres modernes

ECTS
5.00
Période
2e semestre
Localisation
Site Descartes
Année
2026

Public externe (ouverts aux auditeurs de cours)

Informations générales sur le cours : LIF-4237

Content objectif

 

Les feux de l’été 2026 sont l’une des expressions d’une colère du vivant dont la littérature contemporaine se fait l’écho. Elle développe une attention aux formes de vies, aux liens fragiles, aux vies moindres, pour prendre soin du monde, recueillir ce qui était là, ce qui a été détruit. 

 

Au tournant du XXIe siècle, les crises écologiques et les réflexions sur l’Anthropocène ont profondément renouvelé les manières de penser les relations entre l’humain et le vivant. En remettant en question les oppositions traditionnelles entre nature et culture, les sciences humaines et les études littéraires s’intéressent désormais aux multiples formes d’interdépendance qui relient humains, animaux, végétaux et milieux de vie.

 

Ce séminaire explorera les écritures du vivant (en particulier le vivant non-humain) dans la littérature française et francophone de l’extrême contemporain, chez des auteurs comme Éric Chevillard, Jean-Loup Trassard, Marie Darrieussecq, Camille de Toledo, Alice Ferney, Élisabeth Filhol, Tristan Garcia, Maylis de Kerangal, Marie-Hélène Lafon, Claudie Hunzinger, Jean-Christophe Bailly, Nastassia Martin, Céline Minard, Jean Rolin, Isabelle Sorente, Joy Sorman, Mireille Gagné, Vincent Message, Pierre Ducrozet, Gaspard Koenig, Alain Damasio. L’accent sera mis sur des thèmes et enjeux variés : poétique et politique de l’eau ; reconfiguration des frontières spécistes ; réinvention de l’imaginaire rural ; nouveaux discours sur la forêt ; écotopies qui mettent le vivant au centre d’un vivre-ensemble idéal. 

 

À travers l’étude de romans, récits, essais et textes poétiques, il s’agira d’analyser les formes par lesquelles la littérature représente les mondes animaux et végétaux, interroge la place de l’humain parmi les autres vivants et imagine de nouvelles manières d’habiter le monde. Le séminaire accordera une attention particulière aux approches critiques issues des humanités environnementales, de l’écopoétique, des études animales et végétales, ainsi qu’aux perspectives postcoloniales, décoloniales et autochtones qui contribuent aujourd’hui à renouveler notre compréhension du vivant et de ses représentations littéraires.