Spécialiste de l'édition et de la traduction des textes arabes, Georges Bohas est professeur émérite à l’École normale supérieure de Lyon, membre du laboratoire ICAR et membre de l'Institut universitaire de France. Il publie « La Traduction : réflexions sur une pratique ».
La Traduction : réflexions sur une pratique
Georges Bohas
Éditions Geuthner
À travers cet ouvrage, Georges Bohas propose aux lecteurs une réflexion fondée sur sa longue expérience de traducteur de textes arabes et syriaques. Plutôt que d’aborder la traduction sous un angle théorique, il examine les choix concrets auxquels le traducteur est confronté pour restituer au mieux le sens et le style du texte d’origine. Ainsi, Georges Bohas y analyse les compromis entre fidélité au texte, attentes du public et contraintes de la langue d’arrivée. Il critique également ce qu’il appelle la « traduction conformiste », qui adapte les textes à des présupposés idéologiques ou religieux. Il démontre également que la traduction peut influencer notre compréhension de l’histoire et constituer, au-delà d’un simple transfert linguistique, une véritable recréation du texte.
Extrait de la 4e de couverture
« Ce livre ne se préoccupe pas des problèmes théoriques de la traduction, encore moins des théorèmes pour la traduction. Qu'elle soit possible est pour l’auteur une évidence puisqu’il a traduit plus de quatre mille pages de l’arabe ou du syriaque au français. Ce qu’il propose ici est une réflexion sur sa pratique : comment “produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, quant à la signification, puis quant au style”. En fonction de quel critère, dans quel but, décide-t-on de laisser tomber du sens ou de la forme, ou d’en ajouter, en fonction de la langue d’arrivée et du public visé ? Il expose comment il a répondu à ces questions dans des domaines variés allant de la littérature populaire à la traduction des textes grammaticaux.
Ensuite, il dévoile comment les exégètes, chrétiens ou musulmans, arrivent à “torturer” les textes pour les rendre conformes à leurs a priori théologiques ou doctrinaux, ce qu’il appelle la traduction “conformiste”.
Enfin, il met en évidence que la traduction peut avoir des conséquences sur la datation des phénomènes historiques, et il termine en suggérant comment elle peut être une recréation. »
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