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Quand les gènes changent de place pour changer d’activité

Schéma récapitulatif du mode d’action de la protéine Hox Ubx
Publication

D'après une communication du CNRS en date du 7 septembre 2026. À partir d'une publication scientifique parue dans PNAS et à laquelle a contribué l'IGFL : « A Hox-dependent anchoring mechanism mediates transcriptional repression of autophagy-related genes at the nuclear periphery ». Vignette : Schéma récapitulatif du mode d’action de la protéine Hox Ubx © Samir Merabet

Comment les gènes trouvent-ils leur place dans le noyau, et quel rôle cette position joue-t-elle dans leur activité ? Dans une étude publiée dans PNAS, des scientifiques mettent en évidence, chez la drosophile, un nouveau mécanisme : certaines protéines reconnaissent les gènes à réprimer et contribuent à les ancrer à la périphérie du noyau, un environnement favorable au maintien de leur répression.

Des gènes qui changent de position selon leur activité

Les facteurs de transcription sont des protéines qui contrôlent l’expression des gènes en se liant à l’ADN. Essentiels au développement et au fonctionnement des organismes, leurs mécanismes d’action au sein du noyau restent pourtant encore imparfaitement compris. En particulier, la manière dont leur activité s’articule avec l’organisation tridimensionnelle du génome constitue une question importante.

Dans un article publié dans la revue PNAS, des scientifiques se sont intéressés aux protéines Hox, une famille de facteurs de transcription très conservée au cours de l’évolution. Ils ont cherché à comprendre comment ces protéines répriment l’expression de gènes essentiels à l’autophagie, appelés gènes atg, dans le corps gras de la larve de drosophile, un tissu qui assure notamment des fonctions de stockage et de gestion des réserves énergétiques.

Cette répression intervient pendant le stade larvaire dit « Feeding », lorsque la larve s’alimente et accumule des réserves. Plus tard, la disparition des protéines Hox permet l’expression des gènes atg et le déclenchement de l’autophagie. Ce processus fondamental permet aux cellules de dégrader et de recycler une partie de leurs propres constituants. Chez la drosophile, il contribue notamment à mobiliser les réserves nécessaires à la métamorphose et aux premiers jours de vie de la mouche adulte.

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Référence

S. Vanderperre, L. Ajuria, M. Duffraisse, T. Da Silva, S. Vonau, J. Brocard, C. Forcet, et S. Merabet. « A Hox-dependent anchoring mechanism mediates transcriptional repression of autophagy-related genes at the nuclear periphery », Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A. 
DOI : https://doi.org/10.1073/pnas.2616645123

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