Champ Libre vous propose un dernier cycle de projection pour ce semestre pendant les mois de mars et d’avril. Après les films clandestins et la danse, c’est le travail au cinéma qui guidera cette nouvelle programmation.
Après l’évocation du travail ubérisé avec Sorry We Missed You de Ken Loach en ouverture de ce cycle, les films de ce programme évoqueront le travail à l’usine, entre disparition annoncée et luttes maintenues, avec deux moyens métrages français réalisés par Alain Guiraudie (venu en ces lieux en mai dernier) et Chris Marker.
Chris Marker, À bientôt, j’espère (1967)
À Besançon, en 1967, les ouvriers et ouvrières de l’usine Rhodiaceta se mettent en grève. Chris Marker et Mario Marret filment ce combat et ces débats qui dépassent les questions locales et touchent à l’ensemble de la vie social ouvrière. Témoignage de premières secousses dans la société française, signes avant-coureurs de Mai 68 l’année suivante, À bientôt, j’espère rend compte des espoirs, des luttes et des futurs imaginés par les travailleurs et les travailleuses pendant les Trente Glorieuses, donnant la parole à celles et à ceux qui ont fait ces trois décennies de prospérité, trop souvent invisibilisés.
Alain Guiraudie, Ce vieux rêve qui bouge (2001)
Dans le Tarn, une usine va bientôt fermer. Un jeune homme est embauché pour démonter l’une des dernières machines… Sa présence trouble un monde qui se défait, un monde masculin de répression, de silences et de non-dits. À l’intersection d’enjeux de représentations divers, Guiraudie filme sans désespoir le crépuscule d’un monde et fait l’hypothèse du désir pour en annoncer, peut-être, un autre.
Séance présentée.
Remerciements à Iskra et aux Films du Losange.
Séance gratuite pour les adhérentes et adhérents de Champ Libre. Il sera possible d’adhérer temporairement (pour ce soir-là uniquement) à 2€ à la billetterie du théâtre Kantor.
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