Monsieur Éric PUISAIS
Résumé de la thèse
Le XIXe siècle n’invente pas la « misère ». Mais il lui donne une nouvelle dimension : d’abord, elle s’y trouve associée au travail (ou à son absence), mais surtout elle commence à se trouver saisie par l’État, en quelque sorte. Elle fait l’objet de dispositifs institutionnels.
Pour bien saisir ce qui amènera, à la fin du XIXe siècle, à inventer l’idée de « justice sociale », ce travail se propose, dans un premier temps, d’étudier comment la misère peut devenir un objet pour la philosophie. Nous nous tournerons, pour cela, vers la philosophie allemande et plus particulièrement Fichte et Hegel.
Ensuite, en se transportant dans la France du XIXe siècle, nous tenterons de comprendre le mouvement d’institutionnalisation des dispositifs de prise en charge de la misère (par exemple, chez Gérando), avant de voir comment un auteur comme A. Fouillée s’empare du problème pour conceptualiser la « justice sociale ».
Au-delà de l’approche historique, et en parallèle, nous cherchons également à étudier la façon dont ces phénomènes peuvent être pensés à partir de leur dimension spatiale : nous prendrons, par exemple, le cas des politiques publiques du logement, dans leur lien avec l’urbanisation des villes industrielles, pour comprendre comment la condition ouvrière se trouve aussi être une condition spatialisée.
Ce travail cherche ainsi à croiser la question de la justice sociale et de son élaboration historique, avec une analyse qui met en évidence le problème de la justice spatiale.
Devant un jury composé de :
- Madame Maria-Susana SEGUIN, maîtresse de conférences HDR
- Monsieur Patrice VERMEREN, professeur des universités émérite
- Monsieur Gilles MARMASSE, professeur des universités
- Monsieur Pierre-François MOREAU, professeur des universités émérite
- Madame Delphine ANTOINE-MAHUT, professeure des universités
- Monsieur Paolo QUINTILI, professeur
Gratuit
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