Cette UE a pour objectif premier de caractériser dans ses différentes dimensions (interactions, flux d’énergie et cycles de matière, biodiversité, contraintes biotiques et abiotiques…) l’organisation, le fonctionnement et l’évolution des communautés et des écosystèmes. Les principales théories d’organisation des communautés seront analysées de façon critique (niche et construction de niche, perturbations, biogéographie insulaire, théorie neutre), ainsi que les concepts de stratégie biodémographique, de groupe fonctionnel et de redondance fonctionnelle, qui seront confrontés à différentes échelles d’analyse, du continent où prédominent les processus historiques (migrations, spéciation/extinction) jusqu’au milieu local où prédominent les processus fonctionnels (interactions biotiques). Partant de là, la biodiversité sera couplée au biotope afin de dégager les propriétés émergentes à ce système : production de biomasse, stabilité, résistance aux perturbations, résilience, cycle adaptatif. Le concept d’écosystème sera ainsi progressivement construit. Sur ces bases, une approche macroécologique amènera à discuter les principaux motifs d’organisation de la biodiversité à l’échelle globale, en s’intéressant plus particulièrement au gradient latitudinal de biodiversité ainsi qu’à la relation aire-espèce. Les bases d’une interprétation neutraliste de ces distributions seront posées. Finalement, l’impact de l’humanité au sein de la biosphère sera analysé via le concept multidisciplinaire d’Anthropocène.