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SCSO4110 : Régulation troubles de santé mentale

Regulation of Mental Health Disorders

Responsable(s) :
  • Julie Henry
Enseignant(s) :
  • Benoit Eyraud

Niveau

M1+M2

Discipline

Sciences sociales

ECTS
5.00
Période
1e semestre
Localisation
Site Descartes
Année
2026
Langue d'enseignement
Français

Public externe (ouverts aux auditeurs de cours)

Informations générales sur le cours : SCSO4110

Content objectif

Les troubles de « santé mentale » posent des difficultés sociales multiples : souffrance des individus, perturbations des relations entre proches, défiance « citoyenne », conduisant à des formes de régulations alternant entre des dispositifs excluant de la vie sociale, ou marquant un fort souci d’intégration. En Europe, les formes de prise en compte et de prise en charge sont soumis depuis le XVIIIe siècle à des interprétations contradictoires. Ces controverses font de la santé mentale une butte-témoin pour interroger le care et les formes de stigmatisation déployés par chaque régime et dans chaque région. 

Depuis le geste pinélien de la « libération des chaines des aliénés » jusqu’à l’élaboration d’une convention internationale visant à protéger les droits des personnes handicapées,  les régulations de la santé mentales n’ont cessé d’être au centre du débat sur la liberté individuelle. Au centre de la polémique, deux questions : d’une part l’incertitude relative à la capacité des personnes à se gouverner dans le cadre des attentes sociales ; l’autorisation contrôlée de pratiques allant à l’encontre du droit commun d’autre part. Ce cours se propose d’explorer les différente dispositifs de régulations de la santé mentale. 

L’investigation socio-historique proposée par cet enseignement a pour ambition d’ouvrir le champ de la perspective, aussi bien de manière historique que comparative, c'est-à-dire de prendre la mesure des processus de transformation sociale, et souligner des évolutions, révéler des ruptures. En mettant en regard la manière de dire et de définir les normes d’autonomie valorisée, les formes contraintes exercées pour soigner et la capacité des individus à les négocier, nous chercherons à interroger ce que prendre soin veut dire à l’époque contemporaine. Attentif à la diversité des publics définis comme fous, dans et hors l’asile, ce cours propose enfin une acception large des populations « très vulnérables » en intégrant dans une réflexion comparative ceux dont la santé mentale suscite un discours et des dispositifs spécifiques – dans les hospices, les dépôts de mendicté, les prisons, mais aussi les familles. 

Les séances durent 3 heures et sont découpées en 2 parties. La première partie est plus magistrale.