D'après une communication du CNRS en date du 22 juin 2026. À partir d'une publication scientifique parue dans Physical Review Materials et à laquelle a contribué le LPENSL : “Imprinting macroscopic fracture during gelation: A mechanism for tuning colloidal gels”. Crédit vignette : © Mélanie CHALLE / L2C / CNRS Images
Des physiciens montrent dans une nouvelle étude que déformer périodiquement un gel pendant sa rigidification permet de contrôler finement ses propriétés mécaniques.
Faites-vous partie de ceux qui secouent leur pot de yaourt avant de l'ouvrir ? Mauvaise idée — ou peut-être excellente, selon ce que vous cherchez ! Le yaourt, comme la mayonnaise, le dentifrice, le béton frais ou les encres d'impression 3D, appartient à la grande famille des gels colloïdaux : des solides mous formés par l'agrégation de particules microscopiques en suspension dans un liquide.
En s'attirant les unes les autres, ces particules tissent peu à peu un réseau qui emprisonne le liquide et confère au matériau sa tenue mécanique. Ce passage du liquide au solide, également nommé « transition sol-gel », est étudié depuis des décennies… mais presque toujours au repos, dans le confort feutré des laboratoires.
Dans la réalité industrielle, en revanche, les gels se forment rarement dans ces conditions idéales : ils sont coulés, étalés, extrudés ou imprimés, tout en étant soumis à des déformations mécaniques parfois importantes. Comment ces perturbations influencent-elles la formation du réseau solide ? La question restait étonnamment peu explorée.
Découvrez-en plus sur le site du CNRS
Référence
Imprinting macroscopic fracture during gelation: A mechanism for tuning colloidal gels. W.J. Smit et al. Physical Review Materials 10, 045602. Publié le 03 avril 2026.
DOI : 10.1103/ng2j-nrfv
Archive ouverte : arXiv
Structures
Disciplines
Mots clés
