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LIF-4232 : Permanence du japonisme (XIXe-XXe s).

Permanence of Japanism (19th-20th century).

Enseignant(s) :
  • Liouba Bischoff

Niveau

M1+M2

Discipline

Littérature française

ECTS
5.00
Période
2e semestre
Localisation
Site Descartes
Année
2025
Langue d'enseignement
Français

Public externe (ouverts aux auditeurs de cours)

Informations générales sur le cours : LIF-4232

Content objectif

Ce cours se propose d’explorer l’influence culturelle du Japon sur l’imaginaire littéraire français, de l’émergence du japonisme (immense mouvement artistique de dimension européenne), dans la seconde moitié du XIXe siècle, à la présence de la culture nippone dans le récit français contemporain. L’attrait pour le Japon a d’abord inspiré la littérature fin-de-siècle à travers les œuvres des Goncourt, de Marcel Proust, de Pierre Loti ou de Judith Gauthier, fascinée par les territoires étranges et lointains du Japon. Mais loin de se limiter à une simple annexe des arts décoratifs, le japonisme en littérature a connu d’importants développements par la suite, aussi bien dans l’art théâtral que dans la poésie avec l’introduction du haïku qui passionnera, via des traductions, Claudel, Eluard ou Breton avant des poètes contemporains comme Guillevic, Jaccottet ou Bonnefoy. Le « néojaponisme » d’après-guerre est marqué par un intérêt pour les spiritualités, les images, la littérature de l’archipel, et à partir des années 1970, l’importance de l’archipel dans la vie intellectuelle et littéraire française ne cesse de croître, avec les voyages de nombreux écrivains (Sartre et Beauvoir, Duras, Butor…). L’Empire des signes de Roland Barthes (1970) et Mono no aware de Jacques Roubaud (1970) sont exemplaires de cette émergence d’un « néojaponisme » centré sur l’étrange familiarité du quotidien japonais comme forme de résistance à l’exotisme orientaliste, et cette veine « néojaponiste » se poursuit dans nombre de textes contemporains, comme ceux de Jean-Philippe Toussaint, Philippe Forest ou Gérard Macé. A travers des genres littéraires variés (théâtre, poésie, roman, récits de voyage…), et au fil de quelques invitations (notamment Michaël Ferrier, professeur à l’université de Tokyo auteur de Fukushima. Récit d’un désastre, 2012), ce cours permettra de dresser un vaste panorama des échanges féconds entre la littérature française et le Japon.