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Talents CNRS : portraits des lauréats de la médaille de bronze 2022

Médailles de bronze CNRS
Actualité / Prix et distinction

Résumé

Découvrez Marianne Métois (LGL-TPE), Aurèle Piazza (LBMC) et Lucile Savary (LPENSL), lauréats de la médaille de bronze 2022.

La médaille de bronze du CNRS récompense les premiers travaux de chercheuses et chercheurs qui font d’eux des spécialistes prometteurs dans leur domaine.

Description

L'ENS de Lyon est fière de compter trois membres de ses laboratoires parmi les lauréats 2022 de la médaille de bronze du CNRS :

Marianne Métois

Marianne Métois _c_ Matthieu Martin
© Matthieu Martin

Géophysicienne spécialiste de la déformation de la croûte terrestre associée aux séismes au Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes, environnement (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1).

Ancienne élève du département des Sciences de la Terre de l'ENS de Lyon, après une thèse au Laboratoire de géologie de l’ENS (CNRS/ENS) et à l’Institut de physique du globe de Paris (CNRS/Institut de physique du globe), Marianne Métois réalise un postdoctorat en Italie avant d’entrer à l’université Claude Bernard Lyon 1 en tant que maîtresse de conférences en 2015. Cette géophysicienne traque les déformations à court terme (de quelques secondes à plusieurs années) de la croûte terrestre. Elle étudie en particulier le lien entre les cycles sismiques et les déformations qu’elle observe. Pour cela, elle traite et analyse des données satellites (GNSS) qu’elle collecte en partie sur le terrain. Marianne Métois a ainsi réalisé plusieurs missions de terrain au Chili, où la convergence de deux plaques tectoniques majeures provoque de puissants séismes environ tous les dix ans, mais aussi dans les Balkans. Les modèles qu’elle développe à l’aide de ces informations permettent d’approfondir les connaissances sur le lien entre le mouvement des plaques tectoniques et l’occurrence de tremblements de terre.

Portrait de Marianne Métois

 

Aurèle Piazza

Aurèle Piazza _c_ Noémie Guitter
© Noémie Guitter

Chercheur en biologie moléculaire, spécialiste des mécanismes de recombinaison de l’ADN et responsable de l’équipe Mécanique du génome au Laboratoire de biologie et modélisation de la cellule (CNRS/ENS de Lyon).

L’ADN de nos cellules peut subir de multiples lésions et cassures. Comment se forment-elles ? Et comment sont-elles réparées ? Aurèle Piazza s’intéresse à ces questions depuis sa thèse à l’Institut Curie obtenue en 2012. Ses recherches postdoctorales à l’université de Californie à Davis ont permis d’identifier les intermédiaires et régulations précoces de la recombinaison homologue – une voie universelle de réparation des cassures de l’ADN. Un an après son entrée au CNRS en 2018, il obtient une bourse ERC Starting Grant grâce à laquelle il crée son équipe à l’École normale supérieure de Lyon. Aurèle Piazza y poursuit ses travaux afin de dévoiler le mécanisme encore mal compris, permettant à la molécule d’ADN lésée de rechercher des brins homologues au sein de l’immensité du génome pour se reconstruire. Le chercheur contribue ainsi à une meilleure compréhension des processus impliqués dans la stabilité, mais aussi l’évolution, des génomes.

2019 : projet ERC Starting Grant "3D-Loop"

Portrait d'Aurèle Piazza

 

Lucile Savary

Lucile Savary _c_Brice Saint-Michel
© Brice Saint-Michel

Chercheuse CNRS en physique et théoricienne de la matière condensée au Laboratoire de physique de l’École normale supérieure de Lyon (CNRS/ENS de Lyon).

Diplômée de l’École normale supérieure de Lyon, Lucile Savary obtient son doctorat à l’université de Californie, avant de réaliser un postdoctorat au MIT aux États-Unis. Ses recherches portent sur le déchiffrement des propriétés fondamentales de la matière et s’intéressent en particulier à la physique quantique des matériaux. Son objectif : comprendre comment les électrons se comportent au niveau microscopique dans les solides, afin d’expliquer des phénomènes observés à notre échelle. Elle étudie une large palette de comportements où les interactions entre électrons jouent un rôle fondamental. Par exemple, les liquides de spins quantiques, aux propriétés magnétiques étonnantes, et le transport de chaleur « de Hall » où l’énergie ne voyage pas seulement du chaud vers le froid. Ses recherches fondamentales peuvent également ouvrir des perspectives sur l’élaboration de solutions nouvelles, plus performantes, plus efficaces, plus petites, plus rapides dans le domaine des technologies.

2020 : projet ERC Starting Grant "Transport"

Portrait de Lucile Savary

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