Agenda de l'ENS de Lyon

Caractérisation des mécanismes impliqués dans la promotion de croissance de la Drosophile par Lactobacillus plantarum

Date
jeu 21 déc 2017
Horaires

14h00

Intervenant(s)

Soutenance de thèse de Mme Claire-Emmanuelle INDELICATO de l'IGFL sous la direction de M. François LEULIER

Langue(s) des interventions

Description générale

Le microbiote intestinal joue un rôle vital dans la plupart des processus physiologiques de leur hôte (digestion, métabolisme, immunité). Cependant, les mécanismes régissant les interactions hôte/microbiote intestinal reste encore peu connus. Notre laboratoire utilise la Drosophile pour étudier ces mécanismes, et plus particulièrement, pour comprendre comment les bactéries intestinales participent à la croissance juvénile de leur hôte.

Nous avons démontré que L. plantarum améliore la croissance larvaire de la Drosophile lorsque celle-ci se développe sur un milieu pauvre en protéines, permettant ainsi de modérer l’effet délétère du manque de protéines sur la croissance larvaire. Des études pionnières ont mis en évidence l’importance de la voie de signalisation TOR (Target of Rapamycin) ainsi que la modulation des protéases digestives de l’hôte dans ce bénéfice de croissance. Durant mon doctorat, afin d’identifier de nouveaux gènes de la Drosophile impliqués dans le bénéfice de croissance conféré par L. plantarum, nous avons réalisé une étude d’association pangénomique (Genome-Wide Association Study ou GWAS) basée sur la différence de taille entre des individus axéniques (dépourvus de microorganismes) et monoassociés à L. plantarum.

Notre travail met en évidence 1) l’importance des variations génomiques naturelles présentes au sein d’une population dans la réponse physiologique de l’hôte à son microbiote intestinal. 2) L. plantarum agit comme un tampon génétique en compensant les défauts de croissance résultant du fond génétique des animaux, de plus L. plantarum diminue la variation phénotypique de certains traits tel que la croissance, la taille de certains organes. Enfin, nous avons montré que le gène dawdle, un ligand de la voie du TGF-b, identifié par le GWAS est impliqué dans la régulation des protéases de l’hôte et que cette régulation diffère selon le statut du microbiote.

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Entrée libre
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