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La nouvelle gouvernance

Publié le : 8 septembre 2014
Rencontre avec Sylvie Martin, Vice-présidente aux Études, et Yanick Ricard, Vice-président à la Recherche
Vtte_New-Gouvernance.jpg De gauche à droite : Jean-Luc Argentier, Michel Lussault, Jean-François Pinton, Sylvie Martin et Patrick Jouve. Photo prise pendant le discours de Yanick Ricard lors du traditionnel Cocktail de rentrée le 9 septembre.

Avec la rentrée, deux nouveaux Vice-présidents prennent leurs fonctions, Sylvie Martin aux Études et Yanick Ricard à la Recherche. Pour la plupart d’entre nous, nous les connaissons bien car ils sont de longue date à l’ENS de Lyon. Entre Nous les a rencontrés ; ils nous en disent un peu plus sur la manière dont ils conçoivent leurs nouvelles fonctions dans l’École.


Entre Nous : L’ENS de Lyon s’est construite sur un lien très fort entre formation et recherche. Quelle est sa valeur ajoutée à vos yeux ?

Sylvie Martin : Former par la recherche, c’est faire entrer de plain-pied les étudiants dans la production de la connaissance. C’est-à-dire dans le mouvement et le questionnement qui ont partie liée avec l’initiative et la curiosité, mais aussi dans une communauté scientifique mondiale ouverte et concurrentielle où l’exigence est la règle. C’est en même temps donner aux étudiants la conscience de l’environnement économique dans lequel s’inscrit la recherche.

Autrement dit, nous formons des spécialistes de haut niveau, aux qualités personnelles affirmées, aptes à mettre en œuvre dans les meilleures conditions pour tous le savoir par lequel et pour lequel ils ont été formés.

Yanick Ricard : Le système français d’enseignement supérieur est « boiteux », avec une université chargée de la recherche qui a des difficultés à encadrer un trop grand flux d’étudiants et un système de classes préparatoires et d’écoles où la formation est excellente mais où la recherche n’est pas toujours la priorité. Les ENS réunissent le meilleur des deux mondes en formant des étudiants au bagage intellectuel solide et avec ce goût de l’ouverture et de la remise en question que seule la recherche peut donner. L’ENS de Lyon a permis modestement d’éroder l’absurde concentration de la recherche en région parisienne.


L’École depuis sa création joue la carte de l’ouverture. Ouverture des modes d’admission, ouverture au monde socio-économique, ouverture à l’international. Comment envisagez-vous vos missions respectives au regard de cet axe stratégique fort ?

Y.R : Cette ouverture est pour moi une chose si naturelle que j’aurais pu oublier de la citer ! Ma carrière m’a montré qu’en plus des qualités qu’un concours sait sélectionner, (connaissance, rigueur, culture…), d’autres qualités (enthousiasme, originalité, curiosité…) sont tout aussi fondamentales. Quant à mes proches, mes amis, collègues, collaborateurs, étudiants… ils sont depuis longtemps de tous les pays, et travaillent dans des cadres variés, universitaires, para-publics ou privés. Il n’y a plus de chercheurs dont la carrière et la vie ne soient internationales.

S.M : On entend parler toutes les langues à l’École et bien malin qui pourrait dire si les étudiants qui conversent ainsi sont auditeurs, élèves, français ou étrangers. L’ouverture est constitutive de notre établissement. Y compris l’ouverture sur le monde socio-économique : les normaliens y sont présents dans les secteurs les plus divers. Le diplôme de l’ENS de Lyon a d’ailleurs voulu valoriser l’expérience à l’international, mais aussi les stages professionnalisants pour lesquels nos étudiants manifestent un intérêt croissant, comme pour les doubles cursus. Pour ma part, je me réjouis que le prochain contrat de formation donne à l’École la possibilité de s’ouvrir davantage encore au monde socio-économique, grâce notamment aux conseils de perfectionnement*.

 

Vous êtes tous deux d’anciens élèves de Fontenay-aux-Roses et de Saint-Cloud, pour vous que signifie être normalien aujourd’hui ?

S.M : Qui dit « normalien » pense « grande école ». En l’occurrence, « grande école » dont l’identité est fortement liée à l’histoire de la République et à ses moments-clés. Bien sûr, on n’y songe pas au quotidien ; pourtant, être normalien, aujourd’hui comme hier, c’est être partie prenante de cette culture. Ne serait-ce que par le statut de fonctionnaire stagiaire : il en est un signe.

Etre normalien, c’est aussi être recruté par un concours délibérément généraliste après une solide formation en CPGE ; la spécialisation se fait à l’École, en même temps que la possibilité est offerte à chacun de construire un parcours très individualisé, en fonction de ses goûts, de sa personnalité et de son projet professionnel. L’adaptabilité, caractéristique essentielle du normalien, doit beaucoup à cette formation qui débouche sur des carrières variées dans des milieux professionnels divers.

Y.R : Lorsque j’ai été admis à Saint-Cloud, je dois dire que j’ai d’abord pensé à l’autonomie financière que cela me donnait. Venant d’une famille modeste c’était une chose très importante. Ensuite, bien sûr, j’avais la fierté d’avoir réussi un concours prestigieux et de marcher vers cette carrière de « chercheur » dont j’avais toujours rêvée. Je suis certain qu’aujourd’hui, ces sentiments sont partagés par les nouveaux entrants. Ce qui n’a pas changé je crois, ce sont deux qualités essentielles d’une ENS : la liberté et l’écoute, qui permettent en accord avec ses responsables, de choisir ses études, son rythme, ses stages et son projet professionnel et/ou scientifique.  

 

Dans le cadre de vos missions respectives, quelle est la plus « ardente obligation » que vous vous fixez?

Y.R : Le marché mondial de l’éducation et de la recherche se développe très vite, de nouvelles technologies de l’éducation bousculent nos traditions, la carrière du chercheur s’est internationalisée, la structuration régionale de l’éducation supérieure et de la recherche change très profondément. Assurer le rayonnement de l’ENS de Lyon dans ce monde changeant sera la priorité de ma mission qui demandera réactivité et initiative. Etre à l’écoute des laboratoires, de leurs directeurs et de tous leurs membres, et autant que possible, simplifier leurs vies de chercheurs sera bien sûr mon autre priorité.

S.M : Ma première tâche sera, en rassemblant les nombreuses énergies des Études, de travailler avec l’ensemble de nos partenaires du site Lyon-Saint-Etienne afin que l’ENS de Lyon assume, dans la stratégie régionale de formation, toute la part qui est la sienne.

Plus largement, en concertation avec toutes les composantes des Études et en lien étroit avec la Recherche, je m’attacherai à favoriser les évolutions qui permettent à l’ENS de Lyon de demeurer fidèle à ce qu’elle a de meilleur, dans le monde en mutation profonde et rapide pour lequel elle a la mission de former des enseignants, des chercheurs et des cadres supérieurs.

Reportage photo Vincent Brault ENS média.
 

*Les conseils de perfectionnement sont …

 

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Mise à jour le 15 septembre 2014
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