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Visite d’Arles par la section lettres classiques

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Actualité

Résumé

Retour sur un séjour culturel riche en découverte

Description

Depuis trois ans, la section Lettres classiques de l’ENS de Lyon organise en début d’année une sortie culturelle, qui offre aux étudiants de licence, master ou doctorat la possibilité de visiter des villes au riche patrimoine antique. Après Saint-Romain-en-Gal et Autun, c’est Arles, fondée en 46 av. J.-C. par Jules César, qui accueillit cette année notre groupe.
Les Alyscamps nous ouvrirent leurs allées dès le matin : cette nécropole à l’ampleur exceptionnelle, peinte par Van Gogh, dut son succès dès le IIIe siècle à la présence des reliques de Saint Genest, martyr arlésien –au Moyen-Age, les chansons de gestes y situaient une bataille des armées de Roland contre les Sarrasins, expliquant ainsi le grand nombre de tombes.
Au rayonnement religieux d’Arelate (Arles) s’ajoutait, à l’époque romaine, une puissance politique et économique dont le musée départemental de l’Arles antique, édifié au bord du Rhône, nous permit de prendre toute la mesure : il conserve notamment un chaland romain entier, objet exceptionnel exhumé dans le port antique d’Arles et présenté au public depuis le mois d’octobre 2013, la célèbre tête dite de César, ainsi que des sarcophages en marbre du IIIe siècle ap. J.-C. décorés de bas-reliefs profanes et chrétiens.
A cette période appartiennent également le théâtre, où nous fîmes quelques essais sonores, le cryptoportique, dédale souterrain et ancien soubassement du forum que nous parcourûmes, ainsi que l’amphithéâtre –aujourd’hui plus couramment appelé « Arènes d’Arles ». Transformé au Moyen-Age en citadelle par les Arlésiens, qui en condamnèrent les entrées, y ajoutèrent des tours et y construisirent des maisons aujourd’hui détruites, ce dernier édifice accueille de nos jours des représentations de tauromachie, mais aussi des reconstitutions de combats de gladiateurs –nous y rencontrâmes d’ailleurs un professionnel de ce pan de l’archéologie expérimentale.
Enfin, si la puissance politique et économique d’Arles déclina au cours du Haut Moyen-Age, la primatiale Saint-Trophime et son cloître, chefs-d’œuvre romans du XIIe siècle dont nous pûmes admirer les proportions et les sculptures, témoignent de l’importance religieuse et du prestige dont jouissait la ville à cette époque.
Avec ce rapide et dense parcours de l’histoire arlésienne, l’année de la section commence sous d’heureux auspices.
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