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Camille Guillermin, lauréate du Prix “Master” de la Société Française de Myologie

Camille Guillermin
Actualité / Prix et distinction

Résumé

Camille Guillermin est lauréate du Prix “Master” de la Société Française de Myologie. Ce prix lui a été décerné à l’occasion des 17es journées de la SFM qui se sont tenues à Marseille du 20 au 22 novembre 2019.

Description

Camille Guillermin

Camille Guillermin est actuellement en première année de thèse à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon (IGFL) dans l’équipe de Jonathan Enriquez. Elle y étudie le développement du système neuromusculaire chez Drosophila melanogaster.

Dès le lycée, Camille Guillermin montre de l’appétence pour la science. Après une licence en Physiologie, elle obtient un master en Physiologie et pathologies musculaires à l’UCBL. Elle se forme à la recherche fondamentale lors de son stage de master 1 à l’IGFL où elle poursuit ses études de Master 2.

Prix “Master” de la Société Française de Myologie

Le Prix “Master” de la SFM récompense un(e) jeune chercheur(se) pour la qualité de son travail de Master 2 en biologie dans le domaine de la Myologie (recherche clinique ou fondamentale) et contribue au financement de sa thèse.

Ce prix est doté de 1 000 € versés directement au récipiendaire en récompense du travail réalisé pendant son master, jugé sur la présentation de son mémoire. Le candidat primé devra poursuivre ses recherches par une thèse de doctorat dans le domaine de la Myologie.

Ce prix conduit également au versement d’une subvention de 9 000 € pour une année, attribuée au laboratoire d’accueil, éventuellement renouvelable une fois.
Le (la) lauréat(e) s’engage à présenter son travail à l’issue de chaque année subventionnée, sous la forme d’une présentation orale au cours des JSFM 2020 et d’un article publié dans les Cahiers de Myologie.

Système neuromusculaire : développement et maintenance

Chaque espèce possède un mode de locomotion stéréotypé qui est sous le contrôle du système neuromusculaire. La locomotion se traduit par un ensemble de mouvements indispensables pour la survie de l’espèce. Les animaux l’utilisent pour la recherche de nourriture ou encore la fuite face à un prédateur. Les maladies touchant l’appareil locomoteur sont à l’origine de nombreux handicaps ayant de graves conséquences socio-économiques. L’étude du système neuromusculaire, de ses fonctions et de son développement, devient un enjeu majeur afin de développer des thérapies ciblées contre toute atteinte de celui-ci.

Le projet à long terme de mon équipe d’accueil est de comprendre le développement et la maintenance des 3 principaux composants du système neuromusculaire de Drosophila melanogaster, à savoir les motoneurones, les muscles et la glie. Ce système est stéréotypé et conservé entre les individus. Au cours du développement, les terminaisons nerveuses font face à plusieurs choix de connexions musculaires. Ainsi, un mécanisme doit être au cœur de la reconnaissance spécifique entre un axone et un muscle, et ceci, dans un laps de temps court. Malgré les nombreuses études sur les premières étapes contrôlant le guidage axonal, les molécules impliquées dans la reconnaissance axone-muscle restent inconnues.

Mon projet de thèse est d’élucider les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine de cette communication dans le but de comprendre comment ces innervations spécifiques sont générées au cours du développement et sont maintenues au cours de la vie adulte.

Mon projet est ainsi organisé autour de ces deux objectifs :
- étudier, au cours du développement, les mécanismes de la communication axone-muscle à l’origine d’innervations spécifiques.
- caractériser les mécanismes de la maintenance du système neuromusculaire chez l’adulte.

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