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Sororité et Colonialisme, un ouvrage salué par la presse

Sororité et colonialisme
Actualité

Résumé

"Passionnant et nécessaire sont les qualificatifs qui s’imposent pour saluer cet ouvrage" indique le journal Libération. Résultat de dix ans de recherches, menées par Pascale Barthélémy, réputée pour ses travaux en histoire des femmes et du genre en Afrique occidentale, cet ouvrage fait parler de lui.

Description


Résultat de dix ans de recherches, menées par Pascale Barthélémy, réputée pour ses travaux en histoire des femmes et du genre en Afrique occidentale Sororité et colonialisme est un ouvrage qui fait parler de lui. L’historienne Pascale Barthélémy analyse les ambiguïtés des relations entre militantes métropolitaines, coloniales et "indigènes" engagées dans les luttes féminines de l’Afrique francophone des années 40 à 60.

En juin, the Conversation publiait un article intitulé Anticolonialisme, droits des femmes : trajectoires méconnues de pionnières africaines, Libération nomme le sien : Sororité et Colonialisme, joue contre joute.
 

Comme le souligne Libération "Qu’importe alors l’usage anachronique du terme "sororité", qui s’imposera dans la décennie 70. Relié à "colonialisme", il a la vertu de susciter la curiosité, tant les deux mots semblent a priori inconciliables, et de faire saisir la problématique de ce livre, traversé par des questions complexes dont on devine qu’aucune réponse unanime n’y sera apportée."

 

couverture de l'ouvrageSororité et colonialisme. Françaises et africaines au temps de la guerre froide (1944-1962)
par Pascale Barthélémy.
Éditions de la Sorbonne

Qui connaît Célestine Ouezzin-Coulibaly, Jacqueline Chonavel, Loffo Camara, Marie-Hélène Lefaucheux, Germaine Guillé, Sœur Marie-André du Sacré-Cœur, Jane Vialle, Vicky Cauche, Aoua Keita, Renée Stibbe, Andrée Dore-Audibert, Jeanne Martin Cissé, Gisèle Rabesahala et tant d'autres ? D’Afrique et de France, engagées dans des associations, des syndicats et des partis politiques, elles participèrent au grand mouvement des décolonisations. Ce livre raconte leurs combats pour les droits des femmes et pour l’égalité, interroge la possibilité d’un « Nous, les femmes » malgré les différences de couleur de peau et de culture, les inégalités de statuts et de droits, le racisme et la violence.
Familier du monde anglophone, le terme de sororité est récemment revenu sur le devant de la scène politique et médiatique en France. Célébrée par les féministes, « sœurs politiques » en lutte, la sororité est aussi souvent considérée comme illusoire. À l’heure du féminisme postcolonial et de l’afro-féminisme, ce livre revient en arrière pour décrire les luttes communes mais aussi les rapports de domination entre des femmes blanches, noires et métisses, de la Seconde Guerre mondiale aux premières années des indépendances africaines. Il mêle histoire coloniale de la France et histoire de l’Afrique. Il interroge l’histoire des féminismes et de ses liens avec le communisme et l’impérialisme. Il inscrit l’histoire des mobilisations politiques des femmes d’Afrique dans une dimension transnationale. Au fil des pages, en dessinant les contours d’une improbable sororité au temps du colonialisme et de la guerre froide, il propose une autre histoire des décolonisations

 

 

 

 

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