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Histoires parallèles

"Histoires parallèles" est un projet collaboratif d’exposition entre deux écoles nationales (l’École Normale supérieure de Lyon et l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles) et le Fonds Régional d'Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le cadre du parcours formation recherche "Écriture et photographie" entre l'ENS de Lyon et l'ENSP d'Arles.


Agenda

Expositions, pièces de théâtre, concert…

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Description

2005-2015 // une histoire, un parcours, un verbatim…


Une décennie. Le premier Parcours Formation Recherche voit le jour en 2005.
L’expérimentation débute.
Comment organiser un Parcours Formation Recherche entre deux écoles nationales aux profils différents ? Une école d’art avec la spécificité qu’elle est l’unique École nationale supérieure de la photographie en France et une école généraliste d’enseignement supérieur et de recherche, l’École normale supérieure de Lyon.
Pourquoi deux écoles aux modes de formation distincts cherchent-elles à s’associer pour créer ensemble ?
À ces deux questions élémentaires, seul le Parcours en se construisant, pourra apporter des éléments de réponse. En revanche, il est possible de dégager un certain nombre de postulats.

Extrait du texte de David Gauthier, chargé de mission IMAGES et Responsable des Affaires culturelles, ENS de Lyon.

 

Vidéo

Vidéo de l'historique du parcours « Écriture et photographie » entre 2005 et 2015

L'exposition "Histoires parallèles" est constituée de différentes parties.

Présentation générale
Du 21 novembre 2015 au 7 février 2016

Regards croisés sur les dix dernières années d’acquisitions du Frac et le partenariat engagé entre l’École nationale supérieure de la photographie, Arles et l’École normale supérieure de Lyon.

Cette exposition, qui se développe sur quatre plateaux, est le fruit d’un commissariat collégial regroupant quatre anciens étudiants de l’École nationale supérieure de la photographie, de l’École normale supérieure de Lyon – Ariane Carmignac, Gilles Pourtier, Marie Quéau, Vincent Zonca – ainsi que Muriel Toulemonde, Marie Frétigny-Ryczek, Paul Pouvreau, Juliette Vignon, David Gauthier, Eric Dayre, Ronan Le Régent, Fabienne Clérin et Pascal Neveux.
Élaborée comme un work in progress au gré des séances de travail et des nombreux échanges et réflexions partagés durant l’année 2015, l’exposition revêt un caractère pluriel. Ce commissariat collectif a ainsi constitué un ensemble d’œuvres à partir des acquisitions du FRAC sur la période 2005-2015 (Plateaux 1 et Multimédia) et choisi de présenter sous l’intitulé « Why », les travaux réalisés par les huit binômes d’étudiants des deux écoles sur le parcours 2013-2015 (Plateau 2).
S’inscrivant dans la postérité de l’exposition Duels présentée au Frac en 2007, Histoires parallèles revient ainsi sur dix années de partenariat, sans nostalgie ni mélancolie, mais avec l’ambition de dresser le portrait d’une aventure collective qui, durant dix ans, a conduit les étudiants de l’Ensp et de l’Ens de Lyon à entretenir un dialogue fécond sur la relation texte/image. Les archives présentées au Centre de documentation témoignent d’ailleurs de la richesse de ces échanges et de la diversité des approches plastiques et textuelles.

Histoires parallèles, c’est aussi, en forme de manifeste, la nécessité politique et artistique de réaffirmer une pédagogie de l’expérimentation et du métissage où artistes et chercheurs collaborent et donnent à voir leurs productions au sein d’une institution dédiée à la création contemporaine.

Fruit d’une collaboration originale et inédite entre deux écoles nationales et le Frac Provence-Alpes Côte d’Azur, cette exposition résonne comme l'élaboration puis l'aboutissement d'un travail mêlant écriture et photographie, tout en remettant aussi en question les pratiques et les rôles assignés. C’est enfin la possibilité de découvrir des œuvres qui nous livrent une vision de notre monde contemporain sans réserve et compromis, comme autant d’histoires parallèles dont on ne saurait ignorer le sens.

Le Fonds régional d’art contemporain est financé par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le ministère de la Culture et de la communication / Direction régionale des affaires culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est membre de PLATFORM, regroupement des Fonds régionaux d’art contemporain et membre fondateur du réseau Marseille Expos.

Le Parcours Formation Recherche Ensp/Ens Lyon bénéficie du soutien des Régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, du ministère de la culture et de la communication, du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Sélection d'oeuvres de la collection des dix dernières années d'acquisition du FRAC PACA

Scoli Acosta, Davide Balula, Yto Barrada, Neal Beggs, Denis Castellas, Marc Chevalier, Jordi Colomer, Seamus Farrell, Anne-Valérie Gasc, Bernadette Genée & Alain Le Borgne, Bahman Jalali, Florence Petetin, Enrique Ramirez, Emmanuel Régent, Evariste Richer, Cristof Yvoré

Partant des dix dernières années d'acquisitions du Frac, cette sélection d'œuvres pourrait être le portrait d'une époque, d'une décennie à peine écoulée. Elle montre surtout des itinéraires singuliers et des histoires encore en cours d'écriture. Plus qu'un regard rétrospectif, il s'agit ici d'une conversation inédite entre des œuvres révélant, de nouveau, leur caractère prospectif.

On trouve un recyclage fragmentaire du quotidien, dans la spirale de portières de Farrell, comme un Land art des ferrailleurs, dans les sérigraphies à la poussière de béton de Gasc, ou dans les spéculations feutrées de Régent, sur les ruines. Il aura fallu ruser avec la mélancolie pour inventer, dans le sombre même, une forme de joie possible.

Ouvrir l'horizon ! De la parade dérisoire de Colomer, qui va tambour battant en pleine ville endormie, aux toiles scotchées de Chevalier, des empreintes de parquet brûlé de Balula et de la quadrichromie minérale de Richer au faux paradis perdu, peint en tapisserie de jungle, de Petetin, les œuvres de ces dix-sept artistes contemporains ne sont pas de simples parodies d'un quelconque modèle idéal. C'est dans l'art du décalage, dans l'infime remodelage de l'expérience quotidienne que s'exprime une force d’affirmation, ou des formes, discrètes, d’extases.

« No ? Future ! » Ces œuvres seraient alors à comprendre comme autant de récits en progrès, des indications de pistes vers lesquelles, assurément, il faudrait continuer à avancer « pendant qu'il fait encore jour ».

L’exposition se poursuit au Plateau 2 avec la présentation de WHY, au Plateau multimédia avec l’œuvre d’Enrique Ramirez, et au Centre de documentation avec les archives des parcours Formation Recherche 2005-2015, l’œuvre de Neal Beggs, la Bibliothèque éphémère et des ressources documentaires autour de l’exposition.

WHY (Parcours Formation Recherche 2013-2015)

WHY ? La question est celle d’un enfant impérieux qui ne vous lâchera pas tant que vous n’avez pas satisfait sa curiosité. Cette urgence de savoir, de comprendre, se manifeste dans tous les travaux réunis ici, qui sont comme autant d’interrogations lancées face au monde. Pourquoi, alors, montrer Why au Frac ?

Parce que, si le parcours Écriture et photographie a dix ans, chaque étape présente une expérience nouvelle, inédite, dans laquelle les rapports entre ces deux pratiques sont renégociés. Au long d'un travail de deux ans, des binômes ou des trinômes formés d'élèves de l'École normale supérieure de Lyon et de l'École nationale supérieure de la photographie doivent produire ensemble un objet hybridant le texte et la photographie. Phrases, mots ou lettres, images animées ou non doivent trouver une façon de cohabiter au sein d'une même proposition et il n'est pas question de reprendre les solutions précédentes sans les tordre pour les réinventer.

Parce que, pour parvenir à cette exposition, il a fallu que s’accordent huit fois deux personnalités, avec chacune ses horizons et sa façon de travailler spécifique. Loin de l’image de l’artiste affrontant, solitaire, les affres de la création, ces travaux sont le résultat d'approches élaborées patiemment de 2013 à 2015, par apprivoisements réciproques, approches questionnantes : pourquoi photographies-tu ça, pourquoi écris-tu comme ça... Le Y de WHY, avec sa forme de bâton de sourcier, rappelle qu’il y a de la magie sous la formule galvaudée, commerciale, du « 2 en 1 ».

Parce que le mot WHY est à la fois une interrogation et la prononciation de la lettre Y en langue anglaise, puisque les binômes se sont formés au hasard des affinités lors d'un voyage à Londres. Sur les traces de Fox Talbot, des interrogations aussi anciennes que la photographie ont été soulevées par des jeunes gens nourris de questionnements contemporains.

Parce que, enfin, l'exposition au Frac propose aux binômes un troisième territoire, qui n'est aucune des deux écoles et qui n'est d'ailleurs surtout pas une école, parce qu'elle offre la possibilité de nouveaux regards.

Voir les photographies du FRAC PACA.

Installation Enrique Ramirez, Océan 33°02'47"S / 52°04'00"N

Océan 33°02'47"S / 52°04'00"N retrace la traversée jusqu'à Dunkerque du Pacific Breeze, un porte-conteneurs de la compagnie Seatrade, parti de Valparaiso le 14 mars 2013.
A son bord, l'artiste a installé une caméra fixe qui filme, en un seul plan, ce que l'on voit du bateau pendant tout le voyage.

Voir le site de l'installation.

Archives de la décennie 2005-2015 du Parcours Formation Recherche ENSP Arles / ENS de Lyon

Sont présentés ici quelques documents et archives extraits des six Parcours réalisés entre 2005-2015 et une œuvre du Frac, les carnets de Neal Beggs (Unité d'habitation), écho à une décennie de création. Qu'elles figurent dans la sélection des dix dernières années d'acquisition du Frac, dans Why, ou dans les archives du parcours Formation Recherche, elles sont autant d'histoires parallèles passées, présentes et à venir.

Le Parcours Formation Recherche « Écriture et photographie », initié en 2005 entre l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP, Arles) et l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Lyon, met en lumière les apports réciproques entre création et sciences humaines. Il associe trois entités de l’ENS à l’ENSP, un laboratoire de recherches interdisciplinaires, le Centre d'Etudes et de Recherches Comparées sur la Création (CERCC), les enseignements artistiques - Histoire des arts, et la Mission Images, qui assurent l’initiative et le pilotage des activités.

Les élèves de l’ENS qui participent au projet sont sélectionnés dans toutes les disciplines (philosophie, lettres modernes, histoire, chimie, etc.), toutes années confondues. Ils bénéficient d’une formation à l’exercice du regard et d’une réflexion sur l’écriture avec/pour/contre/autour/sur la photographie et la vidéo. Ils sont ainsi préparés à rencontrer les élèves-photographes sélectionnés par l’ENSP. L'horizon de la collaboration est celui de la plus grande ouverture possible des dialogues et des échanges, afin de construire une partition commune sur deux années (une pour le livre, deux pour l’exposition).

De la complexité d’une telle rencontre entre deux institutions, entre deux modes de pensée, entre des manières de faire différentes, entre des « écrivants » et des photographes de la même génération, naissent des alchimies singulières, accompagnées de frottements et d'interrogations inévitables qui suscitent l’hybridation et l’expérimentation d’objets spécifiques.

Les années académiques 2005-2007 ont permis la création de Duels, présenté au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2007 ; les années 2006-2008, 282 km(x 2) à la nouvelle galerie de la bibliothèque municipale Part-Dieu (à Lyon) ; les années 2008-2010, Trafic à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC - abbaye d’Ardennes, près de Caen) ; à distances au Centre Photographique d'Ile-de-France en 2012 ; Co/opérateurs à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette en 2013 et en 2015, et maintenant Why au Frac.

La présentation de 282 km (x 2) par le musée de l’Élysée à Lausanne et de Trafic à la Galerie 35 par l’Institut français à Prague fut un moment de reconnaissance internationale décisive de ce projet expérimental qui mettait et continue à mettre en œuvre une pédagogie inédite et évolutive – la recherche par la création– et inversement.

Vidéo

Vidéo de l'historique du parcours « Écriture et photographie » entre 2005 et 2015

Les « bibliothèques éphémères », constituées par les artistes eux-mêmes ou les commissaires d’exposition, accompagnent la programmation et proposent des documents à la consultation du public lors des expositions au Frac. Elles sont pensées comme des prolongements d’exposition en invitant le public à découvrir l’exposition sous un autre angle.
On retrouve ici une proposition subjective  de lectures et de regards sur les dix ans du Parcours Formation Recherche « Écriture et photographie », de l’École normale supérieure de Lyon et de l’École nationale supérieure de la photographie .

La bibliothèque éphémère d’Histoires Parallèles : dialogue entre David Gauthier et Pascal Jourdana autour d’un choix d’ouvrages présentés conjointement à l’exposition et lecture de Jean-Marie GleizeSamedi 16 janvier à 17h

[…] La diversité et la richesse des dispositifs expérimentés en une décennie de Parcours Formation Recherche « Écriture et photographie » résonnent dans les ouvrages cités sans aucune exhaustivité, rangés sur les étagères de cette bibliothèque qui ne possède que le qualificatif d’éphémère. […] Autant de dialogues entre l’expérimentation de dix ans de Parcours entre l’ENSP et l’ENS de Lyon et une décennie de création témoignent de la contemporanéité de cette formation originale menée par les deux écoles. La littérature, la poésie, les mots inspirent, influencent, créent les images et vice-versa. Et comme l’écrivait Denis Roche, « la montée des circonstances » (La Disparition des lucioles : Réflexions sur l'acte photographique,1982) des mots et des images peut aboutir à l’étincelle, au déclic, au décloisonnement, et à ce qui peut être appelé hybridation. David Gauthier

David Gauthier est responsable des Affaires culturelles de l’École normale Supérieure de Lyon depuis 1999. Il est également Chargé de mission Images et, à ce titre, il mène une réflexion sur les relations que peuvent entretenir l’image et l’écriture aussi bien dans la programmation de la galerie « La Librairie », symbolisée notamment, par l’exposition de Denis Roche, Je photographie, donc j’écris, que dans les commissariats collectifs résultant du Parcours ~Formation Recherche « Écriture et photographie », initié depuis 2005 entre l’École nationale supérieure de la Photographie et l’ENS de Lyon, et des publications telles que Lettres à une galeriste de Stanislas Amand (Images en manoeuvre/ENS) et Les Légumes verts d’Aurélie Pétrel et Philippe Adam (Bleu du ciel). De 2012 à 2014, il a porté le projet « Les mots de l’image » de Jean-Louis Fabiani et Bernard Plossu, pour une exposition et un livre, (Yellow Now/ ENS). Il est également commissaire indépendant et critique d’art, membre de jury tel que celui de Voies Off, et intervenant notamment à l’Institut Français de l’Éducation et à l’Unesco. Il a organisé en 2008 les Rencontres de Lyon – septembre de la photographie en proposant une carte blanche sur « Identité(s) » à l’ENSP, l’ENBA Lyon et l’ENS et en 2010 A new American photographic dream. Il anime et organise les grandes rencontres de la Mission images : James Nachtwey, Martin Parr, Arno Gisinger, William Klein, Rajak Ohanian, Shadi Ghadirian... et depuis deux ans le cycle « Préférence Photographie » sur Lyon. L’arbre est son meilleur ami. En 2012, il est co-auteur de l’ouvrage Le Juste Jardin (préface de Gilles Clément) et le commissaire invité de l’exposition Devenir arbre en 2014, pour célébrer les dix ans de la galerie Françoise Besson. Le jardin est sa seconde nature : « Tout ce qui est à fleur de peau prend racine dans le jardin secret. »

Jean-Marie Gleize est écrivain; il est né à Paris, aux Tournelles, dans le quartier du Marais entre Bastille et Saint Paul.
Il est aussi Professeur émérite à l’Ecole normale supérieure de Lyon où il a dirigé le Centre d’Etudes Poétiques durant dix années (1999-2009). Il a conçu ce laboratoire comme une « communauté » de recherche et de création.
Il travaille (avec d’autres) à l’émergence d’une écriture objective.
Il s’est marié en Tunisie, a vécu à Carthage et a enseigné à l’Université de Tunis. Il a également enseigné aux États-Unis (dans la forêt du Vermont) et en Chine intérieure, à Wuhan.
Il a beaucoup tourné autour du trou de Léman, le lac. Dès qu’il en a la possibilité, il retourne en Chine, à Xi’an et à Pékin. Ou à Tarnac, qui est le village de son enfance.
Il travaille à l’exténuation et au dépassement du genre poésie. Il croit pouvoir parler de « post-poésie ». Il encourage toute initiative en ce sens. Il a longtemps documenté ses déplacements dans l’espace à l’aide du Polaroïd.
Il aime la musique arabe, le noir, la pluie. Il s’intéresse aux ordres mendiants. Il ne va pas au théâtre.
Il a fondé la revue Acid(e) avec Michel Crozatier Puis la revue Nioques dont il est toujours responsable. Il croit que l’adjectif « littéral » et l’adjectif « communiste » doivent avoir un sens. Il travaille (avec d’autres) à le chercher.
Il a publié dans de nombreuses revues dont L’in Plano, ZUK, Tartine, Axolotl ou TTC.
Il a fondé la cellule Max Stirner à Sigonce (Alpes de haute Provence), avec Michel Crozatier et Patrick Sainton (« deadly workers »).
Il dit qu’il a mangé un poisson de source et qu’il faut construire des cabanes. Il dit qu’il va vers un arbre et qu’il revient. Ou qu’il devient.
(voir la source)

Dernières publications : Film à venir, Seuil, coll. Fiction & Cie, 2007 ; Sorties, Questions Théoriques 2009 ; Tarnac, un acte préparatoire, Seuil, coll. Fiction & Cie 2011 ; Tarnac, a preparatory act, translated by J.Clover, Chicago, Kenning Editions, 2014 ; Éd. Correspondance Francis Ponge/Albert Camus, Gallimard, 2014 ; Sorties (réimpression) éd. Questions théoriques, 2014 ; Les Callunes, La Sétérée, 2014 ; Le livre des cabanes, Seuil, coll. Fiction & Cie, 2015 ; Littéralité, éditions Questions théoriques, 2015


Pascal Jourdana est le directeur artistique de La Marelle, lieu de résidence d'écrivains et de rencontres publiques. À partir de la Friche la Belle de Mai à Marseille, La Marelle soutient la création littéraire et accompagne les auteurs dans leurs projets en leur offrant un espace de vie, des moyens financiers et humains. Elle édite, produit et diffuse leurs œuvres.

Plus d'informations sur le site web de la Marelle.


Pour en savoir plus sur la bibliothèque éphémère, consultez le livret dans la rubrique "Documents associés" ci-contre.

 

Vidéo du vernissage de l'exposition, le 20 novembre 2015

 

Pour en savoir plus, consultez l'invitation au vernissage de l'exposition et le guide du visiteur (en français et en anglais) dans la rubrique "Documents associés" ci-contre.

Retrouvez les évènements en soirée organisés autour de l'exposition "Histoires parallèles".

Le Frac vous donne rendez-vous en soirée avec une programmation autour de l'exposition "Histoires parallèles", le lancement de l'ouvrage de David Lasnier et un nouvel accrochage de Matthieu Montchamp au Plateau expérimental.

Plateau expérimental
Matthieu Montchamp - Manigances

Cet accrochage, inauguré le 11 décembre dernier, est composé d’oeuvres acquises par le Frac en 2013 et provenant de l’atelier de l’artiste. Il évolue au rythme des nocturnes des 15 janvier et 5 février 2016, permettant ainsi de construire de nouvelles correspondances.

  • Plateau multimédia et plateau 2

Projections, lectures et performances dans le cadre de l’exposition  "Histoires parallèles"

  • 19h30/20h00 – Plateau multimédia - performance musicale avec vidéo-projection

Gilles Pourtier et Clément Bondu, TEARS IN RAIN
Clément Bondu, écrivain, musicien, et Gilles Pourtier, photographe, proposent avec Tears in rain une réflexion sur la pérennité des images, le souvenir, la destruction du temps et de l’histoire. "J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons C briller dans l'ombre de la porte de Tannhäuser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie..."  Blade runner.

  • 20h00/20h30 – Plateau 2 - lecture

Amélie Lucas-Gary, Grotte
Le gardien d’une grotte raconte sa vie extravagante, reclus sur une colline où tout afflue, converge, recommence. L’audacieux misanthrope s’affranchit du siècle : les lois de la famille, de l’Histoire, de la vraisemblance comme de la ressemblance sont peu à peu abolies. Dans Grotte, l’ombre d’un idéalisme excitant et salvateur se profile. La liberté conquise par le narrateur fait écho à celle de l’auteur : Amélie Lucas-Gary se permet beaucoup et livre un roman excessif et singulier.

Grotte, Amélie Lucas-Gary, 2014
Christophe Lucquin Éditeur

  • 20h30/21h00 - Plateau multimédia – lecture/projection

Pierre Martinerie et Julie Aybes, Il montre à celui qu’il regarde
Va-et-vient entre écriture et photographie.
Quelques personnages se déplacent, se croisent, s’accompagnent, se tiennent, retiennent. L’image aussi veut retenir le paysage. Elle devient pour les mots un décor sans cesse en mouvement, réinventé, incertain. L’errance des personnages rythme l’apparition et le vacillement des images qui, mises en rapport, fabriquent des instants de coïncidence. La parole surgit alors, fragile, soumise à l’instabilité des paysages, suspendue à la promesse de son évanouissement.

“D’entre les dents”, Damien Blanchard

« D'entre les dents » est une proposition textuelle et visuelle à la fois qui vise à placer le public entre deux rangées, de dents. Ce texte mordant et mordu invite à regarder la parole qui franchit des obstacles blancs, à percevoir ce qui échappe, à ce qui siffle d'entre les interstices. On recomposera une machoire en vers, on plongera dans la préhistoire des dentistes. Blouse blanche non inutile.

Damien Blanchard, né en 1989, vit à Paris. En 2010-2011, il a participé, sur le versant écriture, au projet liant l'ENS de Lyon et l'ENSP d'Arles. Il mène actuellement une thèse portant sur l'imaginaire photographique dans la poésie contemporaine française. Son travail d'écriture, en formation, porte principalement sur la question de la défaillance sensible et ses implications politiques.

Dans le cadre de la programmation évènementielle de l'exposition Histoires parallèles, le Frac vous donne rendez-vous au CipM samedi 6 février à 19h pour une rencontre suivie de lectures avec Anne Parian, Eric Dayre et Jean Daive.


Vidéo

Vidéo de la nocturne du 5 février 2016

Au CipM, Centre de la Vieille Charité
Samedi 6 février à 19h

A l’occasion de l’exposition Histoires parallèles, Eric Dayre interrogera Anne Parian et Jean Daive sur les rapports entre écriture et images. Discussion suivie de lectures.
"Aussi loin qu’il m’en souvienne – comment j’ai découvert l’image ou la photographie ou le film et l’écriture ? Comment s’est jouée en moi cette découverte : ce qu’il faut regarder et ce qu’il faut lire ? Comment s’est organisée cette double rencontre à vivre simultanément – une image à voir et une écriture à lire ?

C’est tout d’abord le carton qui arrête l’image d’un film projeté sur un écran : le carton et ce qu’il exprime, ce qu’il manifeste, ce qu’il représente, ce qu’il raconte, ce qu’il relance ou laisse en suspens. Un récit en image et en écriture se déploie sous les yeux, brutalement s’interrompt relayé par un carton : « Passé le pont, les ombres vinrent à sa rencontre. » Carton de Vampyr de Dreyer, carton de Fritz Lang. Carton de Charlie Chaplin. Puis le sous-titrage à lire tout en regardant Quo Vadis, Autant en emporte le vent, Les Hauts de Hurlevent. Carton, sous-titrage m’ont appris à lire l’image et à regarder l’image de certaine façon. Puis la lecture du Musée imaginaire d’André Malraux, de l’Amour fou et de Nadja d’André Breton puis les panneaux d’Aby Warburg.

Je pense aussi à l’amitié de Marcel Duchamp grand lecteur de Stéphane Mallarmé et de Man Ray. Comment Man Ray utilise Marcel Duchamp, comment celui-ci utilise Man Ray. Je pense à ce concept d’Allen Ginsberg qui photographie les écrivains et légende de manière très photographique chacun des portraits. Je pense à un autre concept, celui de Joseph Kossuth entre autres avec une œuvre très célèbre où il représente de trois manières différentes la Chaise par une définition du mot « chaise », par une photographie d’une chaise et par la présence de la chaise en personne. Sans oublier comment Robert Frank gratte l’écriture à la surface de la photographie."

Jean Daive


Vidéo

Vidéo de la nocturne du 5 février 2016

11 décembre — 13 décembre 2015
Vernissage le 11 décembre 2015 à 18h30

Les étudiants de la section arts appliqués du Lycée St Exupéry se sont invités au FRAC aux mois de novembre et décembre 2015.
Ils ont occupé le plateau  d'exposition et ont réalisé des dispositifs interactifs de médiation autour d’œuvres de la collection du FRAC  présentées dans le cadre de l'exposition Histoires Parallèles.

Le FRAC choisit de conduire une expérience de muséomixage parallèle au dispositif Muséomix existant pour la seconde année consécutive.

Le principe est de constituer une communauté de Openfraceurs composées d’acteurs du FRAC, de pédagogues en design et d’étudiants en DSAA  design graphique, et de l’association Réso-nance numérique.
Tous interviennent ensemble pendant 10 jours au sein du FRAC et du LFO pour proposer une médiation d’œuvres choisies dans la collection et dans l’exposition en cours.

En parallèle et en amont du workshop au FRAC les élèves de 1er option Arts plastiques du Lycée St Exupéry  accompagné de leur professeur d’arts plastiques, et des openfraceurs produiront  des affiches interactives autour de  l’œuvre vidéo « No Future » de Jordi Colomer appartenant à la collection du frac et présenter lors de l’exposition « Histoires parallèles » au frac.

L’ensemble des propositions a été présenté en fin de parcours lors de la nocturne du  11 décembre 2015 de 18h à 22h.

Pour en savoir plus, consultez le dossier de presse, le dossier pédagogique et le dossier accompagnement dans la rubrique "Documents associés" ci-contre.

Ouvrages

Ces publications ont été réalisées dans le cadre du parcours formation recherche entre l'ENS de Lyon et l'ENSP Arles. Les ouvrages sont publiés dans la collection "Carnet de recherche" d'ENS Édition.

Couverture de la publication WHYWhy
La publication WHY, deuxième « Carnet de recherches » de la collection « écriture et photographie », conclut le Parcours formation recherche commencé à Londres en 2013 et terminé en novembre 2015 par l'exposition éponyme au Fonds Régional d'Art Contemporain Provence-Alpes-Côte d'Azur.

 


 

Couverture de la publication DuelsDuels
L’ENSP d’Arles et l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines de Lyon présentent une expérience commune qui associe les étudiants de la section Arts du Département des lettres et arts de l’ENS LSH ainsi que son Centre d’études poétiques avec ceux de la troisième – et dernière – année d’étude de l’ENSP.

 

 

 

Couverture de la publication À distancesA distances
L'ENSP d'Arles et l'ENS de Lyon présentent : Valérian Bayo-Rahona, Édouard Beau, Damien Blanchard, Laura Caraballo, Marion Chérot, Laurie Dall'Ava, Éva Deront, Oscar Dumas, Renaud Duval, Jessica Hervo, Alexis Joan-Grangé, Julia Milward, Charlotte Morse-Fortier, Sara Rejeb, Benjamin Roulet-Decante, Paul Ruellan, Rémi Warret.

 

 

 

Couverture de la publication TraficTrafic
L'ENSP d'Arles et l’ENS Lettres et sciences humaines de Lyon présentent :
Jeff Barda, Françoise Beauguion, Clément Bondu, Matilde Brugni, Camille Entratice, Lætitia Favro, Emiko Josuka, Amélie Lucas, Hélène Martinelli, Élodie Mothes, Justine Pluvinage, Gilles Pourtier, Marie Quéau, Vincent Zonca.

 

 

 

Couverture de la publication Co/opérateursCo/opérateurs
Premier Carnet de recherches issu des expérimentations menées par l'ENS de Lyon et l'ENSP (Arles) de 2011 à 2013, dans le cadre de l'atelier Formation et Recherche écriture et photographie.

 

 

 

 

Couverture de la publication 282km282km(x2)
282 kilomètres, voilà la distance qui sépare Arles de Lyon ou Lyon d'Arles.