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Actualité de l'ENS de Lyon

Médaille de bronze 2023 du CNRS : 3 lauréats à l'ENS de Lyon

Médaille de bronze CNRS
Prix et distinction
 

Félicitations à Édouard Bonnet (LIP), Mathilde Paris (IGFL) et Stephan Steinmann (LCH), lauréats de la médaille de bronze 2023 décernée par le CNRS.

 

Depuis 1954, le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) récompense chaque année des chercheurs pour leurs travaux. La médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur, qui fait de lui un spécialiste prometteur dans son domaine.

L'ENS de Lyon est fière de compter trois membres de ses laboratoires de recherche parmi les lauréats de la médaille de bronze 2023.

Édouard Bonnet

Informatique

Chargé de recherche CNRS en théorie des graphes au Laboratoire de l'informatique du parallélisme (LIP, CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1).

Photo Edouard Bonnet
© Alexandra Covaci

Édouard Bonnet est algorithmicien, spécialisé dans la théorie des graphes. Champ essentiel de l’informatique, les graphes sont des objets fondamentaux qui permettent de représenter des problèmes très variés issus d’autres disciplines. Il s’est attelé à cette thématique dès sa thèse et a poursuivi avec des post-doctorats en Hongrie, au Royaume-Uni puis à Lyon. Recruté au CNRS en 2018, il étudie aujourd’hui les solutions les plus efficaces possibles pour les problèmes algorithmiques posés sous forme de graphes. Pour pouvoir les utiliser ou les comparer, il est souvent nécessaire de les décomposer en des éléments plus simples. En 2020, Édouard Bonnet et son équipe inventent la notion de « twin-width », méthode basée sur un processus dynamique de contraction, où l’on fusionne successivement deux sommets du graphe en un seul. Cette nouvelle approche de décomposition pourrait faciliter la résolution de différents problèmes du domaine : les problèmes polynomiaux, comme trouver le plus court chemin entre deux points d’un réseau ; et les problèmes combinatoires exponentiels, comme dessiner le plus court chemin passant par tous les sommets du graphe.

Son portrait écrit par le CNRS

Son portrait vidéo par le CNRS

Mathilde Paris

Évolution et développement

Chargée de recherche CNRS en évolution et développement à l’Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL, CNRS/ENS de Lyon), spécialiste de l’étude bio-informatique de génomes animaux.
Alumni de l'ENS de Lyon, concours Sciences 2001.

Photo Mathilde Paris
© DR

Quelle est la différence entre une patte de crustacé et sa remplaçante régénérée après une amputation ? Aucune, le nombre et la proportion des types cellulaires sont identiques. Mais la régénération n’est pas pour autant une répétition du développement. Elle fait appel aux mêmes gènes, mais dans un ordre différent. Ces réponses proviennent de recherches co-supervisées par Mathilde Paris avec Michalis Averof. La chercheuse s’est intéressée à des questions évolutives diverses, telles que l’origine de taches sur les ailes de drosophiles, ou la métamorphose de l’amphioxus, qu’elle étudie sur des spécimens prélevés sur le terrain ou en séquençant leur génome. En combinant des approches expérimentales et de bio-informatique, elle veut élucider les mécanismes moléculaires de l’évolution et du développement. L’enjeu est de comprendre pourquoi les animaux sont différents les uns des autres en étudiant l’expression de leur génome au cours du développement, et comment des différences d’expression se traduisent à l’échelle macroscopique entre espèces.

Son portrait écrit par le CNRS

Son portrait vidéo par le CNRS

Stephan Steinmann

Chimie théorique

Chargé de recherche CNRS au Laboratoire de chimie de l’École normale supérieure de Lyon (LCH, CNRS/ENS de Lyon), spécialiste des modélisations moléculaires des interfaces solide /liquide, et solide/ gaz.

Photo Stephan Steinmann
© Tanguy Le Bahers

Après son doctorat obtenu à l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Stephan Steinmann est recruté en 2016 par le CNRS pour explorer la catalyse hétérogène où le catalyseur est un solide et les réactifs sont soit en phase gazeuse, soit en solution. Stephan Steinmann aborde cette question par la simulation moléculaire, qu’il pousse à toujours plus de réalisme en combinant mécanique quantique, mécanique moléculaire et l’intelligence artificielle. Les avancées méthodologiques de Stephan Steinmann ont abouti au développement de plusieurs logiciels libres, notamment dans le cadre de partenariats industriels. Ses modèles aident en particulier à prévoir les performances de l’électro-catalyse hétérogène, c’est-à-dire stimulée par un courant électrique et en présence d’un électrolyte. Stephan Steinmann vise ainsi à améliorer l’utilisation et le stockage des énergies renouvelables. Cela concerne des domaines comme le solaire, l’hydrogène et la conversion de la biomasse.

Son portrait écrit par le CNRS

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