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Diriger le Laboratoire de Biologie et Modélisation de la Cellule après le confinement

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Actualité / Interview

Résumé

Le point de vue de Didier Aubœuf et de Gaël Yvert, respectivement directeur et directeur adjoint du LBMC (UMR 5239).

Description

Laboratoire de Biologie et Modélisation de la Cellule : quelques chiffres

Le LBMC compte 100 membres :
•   35 chercheurs ou enseignants-chercheurs
•   35 personnels techniques et administratifs (26 permanents et 9 CDD)
•   30 doctorants et post-doctorants

La recherche

Le confinement a eu un impact important sur les activités du laboratoire car une partie de nos activités repose sur des modèles expérimentaux tels que les levures, le ver C. elegans, des insectes (drosophile et grillons), des cellules humaines en culture, etc.

Néanmoins, un nombre croissant de chercheurs du laboratoire développe des recherches basées sur l’analyse bio-informatique de grandes séries de données, des analyses statistiques et/ou de modélisation mathématique ou physique. Ces activités ont pu être poursuivies et certains agents ont "utilisé" le confinement pour approfondir leur formation dans ces domaines ainsi que dans l’analyse d’images.

Par ailleurs, une équipe de recherche du LBMC a été sollicitée grâce à son expertise sur le séquençage à très haut-débit pour aider des collègues de Montpellier travaillant sur le Covid-19.

Bureau
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Nouvelles habitudes, nouvelles méthodes

Malgré la difficulté liée à la situation, les agents du LBMC ont su s’adapter et ceci a été rendu possible grâce aux supports des informaticiens du laboratoire. Chaque équipe a mis en place des moyens d’échange et de communication qui ont permis de maintenir les liens, de poursuivre certains projets et de se projeter dans la reprise des activités. De nombreux agents ont également découvert le travail à distance et il faut espérer que des allégements des procédures administratives seront apportés pour permettre aux agents qui le peuvent et qui le souhaitent de réaliser régulièrement une partie de leur activité en télétravail. Néanmoins, il faudra veiller à ce que le télétravail ne nuise pas à la séparation entre activités professionnelles et vie privée.

L’utilisation intensive de la visioconférence au cours de ces dernières semaines a également permis de démontrer que nous pouvons sans aucun doute diminuer les déplacements professionnels.  Il y a depuis quelques temps une prise de conscience de la communauté scientifique du "gaspillage" à de multiples niveaux lié aux déplacements et aux missions.

Notons d’autre part que l’arrêt et la reprise des activités ont nécessité la mise en place de protocoles qui vont aider les Agents de Prévention du laboratoire à formaliser de nouvelles procédures. Cela concerne, par exemple, des procédures plus détaillées portant sur la gestion et l’organisation des appareillages de culture d’organismes modèles et notamment des cultures cellulaires.

Plan de reprise des activités

Le laboratoire travaillant sur des organismes vivants, un certains nombres d’agents ont dû venir au laboratoire pendant le confinement pour s’en occuper. Face aux contraintes imposées par la crise sanitaire, l’ensemble des personnels du laboratoire a fait preuve de patience et de compréhension.

Lors de la reprise des activités, la priorité a été donnée dans un premier temps aux doctorants et post-doctorants qui ont des contraintes temporelles très fortes. Néanmoins, pour des raisons de sécurité en particulier, les agents statutaires présents sur le site ont accepté d’encadrer et d’aider tous les étudiants présents quel que soit leur équipe.

La reprise sur le site s’est ainsi déroulée d’une manière pleinement satisfaisante grâce à l’implication très importante des Agents de Prévention et le service administratif du laboratoire. L’ensemble des personnels du laboratoire a été extrêmement coopératif malgré des situations parfois complexes à gérer.

Didier Aubœuf, directeur du LBMC

Didier AUBOEUFAprès une thèse sur le diabète de type 2, Didier Aubœuf réalise un post-doctorat de 1998 à 2002 sur les récepteurs des œstrogènes à Houston dans le laboratoire de Bert W. O’Malley. Il développe ainsi un nouvel axe de recherche portant sur le couplage physique et temporel entre synthèse et maturation des ARN, en particulier l’épissage. Ce travail permet ensuite la création en 2003, à l’Hôpital Saint Louis de Paris, d’une équipe AVENIR qui montre que l’altération du couplage transcription-épissage induit la biogénèse d’une diversité de transcrits qui contribuent à la progression du cancer du sein. Travail qu'il poursuit de 2009 à 2014 au Centre Léon Bérard de Lyon (CRCL). En 2014, l’équipe rejoint le LBMC afin de comprendre comment l’organisation spatiale du génome humain permet à chaque gène de produire une diversité d’ARN.

Gaël Yvert, directeur adjoint du LBMC

Gaël YVERTNé en 1971, Gaël Yvert est directeur adjoint du LBMC depuis 2019. Lors de sa formation scientifique à l'École Polytechnique, il s'intéresse à la biologie et s'inscrit à l'Université de Strasbourg où il soutient une thèse en 2000 – Étude du mécanisme pathogénique des maladies à expansions de polyglutamines : clonage de deux gènes responsables et élaboration de modèles animaux – sous la direction du Pr. Jean-Louis Mandel. Il effectue un postdoctorat aux États-Unis, dans le laboratoire de Leonid Kruglyak à Seattle, où il développe l'approche dite de cartographie eQTL et entre au CNRS en 2002. Il rejoint le LBMC en 2005 pour y créer une équipe de recherche dont les travaux combinent biologie expérimentale et analyses numériques afin de décoder certains mécanismes génétiques fondamentaux qui façonnent les cellules vivantes.

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